Publié le 26 octobre 2025 03:57:00. Une nouvelle collection de recherches explore le rôle crucial du métabolisme cellulaire dans les maladies auto-immunes, ouvrant la voie à des stratégies thérapeutiques innovantes ciblant les processus métaboliques dérégulés des cellules immunitaires.
Le lien étroit entre le métabolisme cellulaire et le fonctionnement des cellules immunitaires, un domaine d’étude appelé immunométabolisme, est au cœur d’une attention croissante depuis une décennie. Des facteurs environnementaux tels que la disponibilité des nutriments et de l’oxygène influencent directement l’activité immunitaire via des signaux moléculaires clés comme mTOR, AMPK et HIF-1α. Ces signaux, combinés à l’activation cellulaire, déterminent le comportement des cellules immunitaires.
Comprendre les modifications métaboliques qui accompagnent l’activation et le fonctionnement des cellules immunitaires est essentiel pour décrypter les mécanismes impliqués dans les dérèglements immunitaires, notamment dans les maladies auto-immunes. Dans ces affections, une reprogrammation métabolique profonde des cellules immunitaires pathogènes, comme les lymphocytes T et B autoréactifs, est désormais reconnue comme un facteur déterminant. Cette reprogrammation se traduit souvent par un passage à la glycolyse aérobie – un phénomène similaire à l’effet Warburg observé dans les cellules cancéreuses – et par une augmentation du métabolisme de la glutamine.
C’est pourquoi cibler ces voies métaboliques dérégulées pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique prometteuse pour restaurer la tolérance immunitaire et atténuer les réactions auto-immunes. Une collection de recherches récentes vise à approfondir la compréhension de ce rôle du métabolisme cellulaire dans le contrôle de l’activation et de la fonction des cellules immunitaires dans le contexte des maladies auto-immunes.
Les thèmes abordés dans cette collection incluent notamment :
- Le contrôle métabolique du devenir des cellules immunitaires : étude de la manière dont la glycolyse, la phosphorylation oxydative (OXPHOS) et l’oxydation des acides gras influencent la différenciation et les fonctions effectrices des cellules immunitaires innées et adaptatives.
- La signalisation cellulaire immunométabolique : exploration des interactions entre les capteurs métaboliques clés (mTOR, AMPK, HIF-1α) et les signaux immunologiques pour déterminer le phénotype fonctionnel des cellules immunitaires.
- Les métabolites en tant que messagers immunologiques : mise en évidence des fonctions de signalisation directe des intermédiaires métaboliques (par exemple, succinate, lactate, acétyl-CoA) dans la régulation de la fonction immunitaire.
- Les nouvelles méthodologies d’analyse métabolique : développement et application de techniques avancées pour profiler l’immunométabolisme.
- Le ciblage thérapeutique de l’immunométabolisme : stratégies précliniques et cliniques pour traiter l’auto-immunité en ciblant les voies métaboliques, notamment par l’utilisation d’inhibiteurs de petites molécules, la manipulation de l’apport nutritionnel et l’emploi de modulateurs métaboliques.
Cette collection de recherches, soutenant et amplifiant la recherche liée à l’Objectif de Développement Durable 3 (ODD 3) : Bonne santé et bien-être, représente une étape importante dans la quête de nouvelles thérapies pour les maladies auto-immunes.
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