Publié le 26 octobre 2025 11h05:00. Nombreuses sont les astuces de grand-mère censées favoriser la conception. Une étude récente démystifie l’une d’entre elles : faut-il rester allongée après un rapport sexuel pour augmenter ses chances de tomber enceinte ?
- Une étude européenne a démontré qu’il n’y a pas de différence significative de taux de grossesse entre les femmes qui restent allongées après un rapport sexuel et celles qui se lèvent immédiatement.
- Pour optimiser ses chances de conception, il est plus important de connaître son cycle menstruel et de s’assurer d’une concentration suffisante de spermatozoïdes dans le sperme.
- Le mythe selon lequel rester immobile après un rapport sexuel augmenterait les chances de fécondation est donc démenti par les faits.
L’idée que s’allonger après un rapport sexuel favoriserait la conception est tenace. Elle repose sur le principe que cela empêcherait les spermatozoïdes de s’échapper de l’utérus, leur donnant ainsi plus de temps pour atteindre l’ovule. Mais cette croyance populaire est-elle fondée ?
La fécondation nécessite un ensemble de conditions précises. L’ovulation doit avoir eu lieu, et un spermatozoïde doit rencontrer l’ovule dans les trompes de Fallope. Une fois la fécondation réalisée, l’ovule fécondé doit s’implanter dans l’utérus pour permettre le développement de la grossesse. Tout un parcours, comparable à un voyage en ville pour le petit embryon.
Selon le Dr Bagdasarian, cité par le magazine Glamour,
« Malgré les mythes populaires, s’allonger après un rapport sexuel n’augmente pas les chances de grossesse. »
Une étude menée en 2016 par la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie auprès de 500 femmes subissant une insémination intra-utérine (une technique où le sperme est injecté directement dans l’utérus) a confirmé cette observation. Les participantes ont été divisées en deux groupes : le premier a été invité à rester allongée pendant quinze minutes après l’intervention, tandis que le second a pu se lever immédiatement. Les résultats se sont avérés surprenants : le taux de grossesse n’a pas été significativement différent entre les deux groupes. 40 % des femmes du groupe actif sont tombées enceintes, contre 32 % dans le groupe qui s’est reposé.
Ainsi, même dans un contexte médical où le sperme est directement déposé dans l’utérus, l’immobilité post-coïtale n’apporte aucun bénéfice supplémentaire.
Alors, comment maximiser ses chances de concevoir ? La clé réside dans la connaissance de son cycle menstruel et la détermination du moment de l’ovulation. De plus, un éjaculat de sperme doit contenir au moins 15 millions de spermatozoïdes par millilitre (15 x 106/ml) pour assurer une bonne probabilité de fécondation. Même si certains spermatozoïdes peuvent être perdus après un rapport sexuel, suffisamment d’entre eux atteignent généralement l’utérus pour tenter leur chance. Il faut donc compter sur les plus performants !
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