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L’avertissement du médecin : la vitamine D est essentielle, mais ne doit pas être prise en excès. Que se passe-t-il si nous en prenons trop ?

Publié le 26 octobre 2025 09:09:00. Si la vitamine D est indispensable à la santé osseuse et au bon fonctionnement du système immunitaire, un excès peut s’avérer dangereux, notamment pour les personnes souffrant de pathologies rénales ou cardiaques.…

L’avertissement du médecin : la vitamine D est essentielle, mais ne doit pas être prise en excès. Que se passe-t-il si nous en prenons trop ?

Publié le 26 octobre 2025 09:09:00. Si la vitamine D est indispensable à la santé osseuse et au bon fonctionnement du système immunitaire, un excès peut s’avérer dangereux, notamment pour les personnes souffrant de pathologies rénales ou cardiaques. Une supplémentation doit toujours se faire sous contrôle médical.

  • Un excès de vitamine D peut entraîner une hypercalcémie, affectant les reins et le cœur.
  • Les patients atteints de maladies rénales chroniques ou de pathologies cardiovasculaires doivent impérativement consulter un médecin avant de prendre de la vitamine D.
  • Le dosage optimal de vitamine D est de 30 ng/ml (nanogrammes par millilitre).

La vitamine D joue un rôle crucial dans l’assimilation du calcium, essentiel à la solidité des os et à la défense de l’organisme. Cependant, comme l’explique le Dr Carmen Cristescu, médecin traitant en médecine interne, un apport trop important peut perturber l’équilibre du corps et avoir des conséquences néfastes.

« La vitamine D est essentielle à la santé des os et au fonctionnement optimal du système immunitaire. Un excès de vitamine D peut entraîner une calcification rapide des parois artérielles, il peut s’aggraver, c’est-à-dire qu’il peut contribuer à la détérioration de la fonction rénale lorsqu’il existe une pathologie préexistante », a-t-elle précisé.

L’hypercalcémie, c’est-à-dire un taux de calcium trop élevé dans le sang, peut se manifester par divers symptômes tels que la confusion, l’apathie, la fatigue, les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales, une soif excessive, une augmentation de la production d’urine et des troubles du rythme cardiaque. Dans ces cas, une évaluation médicale est indispensable pour déterminer la prise en charge appropriée.

Le Dr Cristescu souligne l’importance d’une approche personnalisée en matière de supplémentation. « Chez les personnes âgées, le dosage, c’est-à-dire l’analyse du taux de vitamine D dans le sang, doit être effectué au début du traitement, et surveillé avec une certaine fréquence, en fonction des particularités de chaque patient. Le complément ne se fait jamais à l’oreille, prévient le médecin, a fortiori dans le cas de patients souffrant déjà de maladies rénales ou cardiaques. »

La supplémentation en vitamine D est particulièrement recommandée pour les enfants, afin de prévenir le rachitisme, mais aussi pour les adultes. Le dosage doit être adapté à chaque individu, en tenant compte de son exposition au soleil et de ses éventuelles pathologies. Pour les nouveau-nés, l’indication et la dose doivent être déterminées par un professionnel de santé (néonatologiste, pédiatre, médecin de famille).

« Quand le dosons-nous ? En règle générale, au début du traitement. En règle générale, nous ne pouvons pas donner la dose de routine à un nouveau-né car nous savons clairement que là-bas l’enfant n’a pas cette exposition périodique au soleil, le besoin en vitamine D dans le cas d’un nouveau-né est plus grand, mais même ici l’indication d’administration et la dose de vitamine D doivent être fixées par le néonatologiste, le pédiatre, le médecin de famille, en fonction des particularités que présente l’enfant car même les nouveau-nés peuvent naître avec des pathologies qui déterminent une différente l’administration de doses de vitamine D », a expliqué le Dr Cristescu.

L’exposition au soleil reste la source naturelle de vitamine D la plus efficace. Cependant, en hiver, lorsque l’ensoleillement est faible, une supplémentation peut être envisagée, toujours sous contrôle médical. « Si on administre de petites doses, entre 500 et 1000 unités par jour, cela ne devrait pas être la fin du monde, cela dépend, encore une fois, des pathologies que l’on a », conclut le Dr Cristescu. « Les autres catégories de patients peuvent administrer de petites doses, dans des conditions sûres, si cette administration n’est pas faite pendant des périodes très, très longues, c’est-à-dire si nous la prenons en hiver, pendant trois mois, comme supplément de principe, cela devrait aller, avec la mention qu’à un moment donné, nous doserons comme des adultes, au début de l’été, pour voir exactement où nous en sommes. »

Photo: Zerbor | Dreamstime.com

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.