Publié le 26 octobre 2025 à 07h30. L’ancien maire d’Osaka, Toru Hashimoto, s’est exprimé sur l’accord de coalition entre le Parti libéral-démocrate et Nippon Ishin no Kai, exprimant son soutien au projet de centralisation des services de renseignement tout en soulignant l’importance de protéger les droits des avocats dans le cadre de la future loi anti-espionnage.
- Toru Hashimoto soutient la création d’une Agence nationale de renseignement centralisant les activités d’information.
- Il se dit favorable à l’adoption d’une loi anti-espionnage, mais insiste sur la nécessité de garantir les droits de la défense.
- Il met en garde contre un déséquilibre potentiel des pouvoirs de l’État et évoque des exemples de fausses accusations en Corée dans les années 1970 et 1980.
L’ancien gouverneur de la préfecture d’Osaka et avocat, Toru Hashimoto, a partagé ses réflexions lors de l’émission “Sunday News THE PRIME” diffusée sur Fuji TV. Ses commentaires interviennent alors que le gouvernement japonais s’apprête à mettre en place une Agence nationale de renseignement, destinée à coordonner les efforts de collecte et d’analyse d’informations à l’échelle nationale et internationale. Actuellement, ces fonctions sont dispersées entre le Bureau du renseignement et des enquêtes du Cabinet, la division de sécurité publique de la police et l’Agence d’enquête de sécurité publique du ministère de la Justice.
M. Hashimoto a affirmé son soutien à ce projet de centralisation, déclarant :
« Je soutiens vraiment ce projet, c’est pourquoi j’aimerais le voir aller de l’avant. »
Toru Hashimoto
Il a également évoqué la question de la loi anti-espionnage, mentionnée dans l’accord de coalition entre le Parti libéral-démocrate et Nippon Ishin no Kai. Il a souligné l’importance d’un équilibre dans cette législation :
« Même si cela n’a pas été inclus dans la déclaration politique, la loi anti-espionnage est évoquée dans l’accord de coalition… J’imagine que cela ressemble à la loi sur le maintien de l’ordre public du passé. Cependant, cela restreindrait les activités de lobbying des forces étrangères, et j’ai une proposition du Parti démocrate du Japon, et M. Takaichi l’a également proposé… »
Toru Hashimoto
Sa principale préoccupation concerne l’évolution du concept de “Restaurations Meiji”. Il a noté un changement dans l’accord de coalition, passant d’un accent sur les “individus indépendants” à une notion de “nation indépendante”. Il a insisté sur la nécessité de protéger les droits des avocats, notamment leur droit d’assister leurs clients lors des interrogatoires :
« Dans le cas contraire, je pense que cela deviendra déséquilibré car le pouvoir de l’État deviendra trop fort. J’aimerais que les gens réfléchissent au droit des avocats d’être présents lors des interrogatoires dans le cadre d’une révision globale de la loi anti-espionnage. »
Toru Hashimoto
M. Hashimoto a également tiré des leçons de l’histoire, rappelant les cas de fausses accusations survenus en Corée dans les années 1970 et 1980 en vertu de la loi sur la prévention de l’espionnage. Il a conclu en appelant à une approche équilibrée, tenant compte à la fois des impératifs de sécurité nationale et des garanties fondamentales :
« En Corée, il y a eu de nombreux cas de fausses accusations… J’aimerais que les gens considèrent cela comme un ensemble unique de pouvoir national et de pouvoir défensif. »
Toru Hashimoto
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