Publié le 26 octobre 2025 23:16:00. La Cour pénale internationale (CPI) a réaffirmé sa compétence dans l’enquête sur la guerre contre la drogue aux Philippines, rejetant les arguments de l’ancien président Rodrigo Duterte qui contestaient sa légitimité. Cette décision intervient alors que le camp Duterte tentait de s’appuyer sur des déclarations du président actuel, Ferdinand Marcos Jr., pour échapper à la juridiction de la CPI.
- La CPI fonde ses décisions sur le Statut de Rome et non sur des considérations politiques.
- Les juges de la CPI ont rejeté l’argument selon lequel la Cour ne pouvait pas exercer sa compétence en raison du retrait des Philippines du Statut de Rome en 2019.
- Le camp de Duterte avait tenté d’utiliser des déclarations du président Marcos Jr. pour justifier l’incompétence de la CPI.
La sous-secrétaire du Bureau présidentiel des communications (PCO), Claire Castro, a souligné que la CPI se base exclusivement sur le Statut de Rome pour prendre ses décisions, et non sur des déclarations politiques. Elle a fait cette déclaration dimanche, en marge du 47e sommet de l’ASEAN et des réunions connexes à Kuala Lumpur, en Malaisie, en réponse aux tentatives du camp de l’ancien président Duterte de remettre en question la compétence de la Cour.
Selon Claire Castro, l’évaluation de toute déclaration politique utilisée par la défense de Duterte reviendra à la CPI elle-même.
« En outre, la CPI fondera sa décision, son ordonnance ou sa résolution sur le Statut de Rome et elle ne sera pas guidée par les déclarations politiques »
Claire Castro, sous-secrétaire du Bureau présidentiel des communications (PCO)
Le camp de Duterte avait précédemment argumenté que le président Marcos avait implicitement accepté de ne pas soumettre l’ancien président à la juridiction de la CPI, en se référant à une lettre de 2023 adressée à sa vice-présidente, Sara Duterte, dans laquelle le gouvernement affirmait qu’il ne coopérerait d’aucune manière avec la Cour.
Le 23 octobre, la Chambre préliminaire I de la CPI a confirmé sa compétence dans l’affaire concernant Duterte, actuellement détenu dans un centre de détention à La Haye, aux Pays-Bas. Les juges ont estimé qu’aucune disposition du Statut de Rome n’impose de limite de temps à la capacité de la CPI d’exercer sa compétence sur des crimes commis pendant la période où l’État était partie au Statut. Cette décision met fin aux tentatives de la défense de contester la légitimité de l’enquête sur la guerre contre la drogue aux Philippines, lancée en septembre 2021, deux ans après le retrait effectif du pays du Statut de Rome.
(ANP)
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