Un médecin est soupçonné d’avoir provoqué la mort de douze patients dans un hôpital du Val-de-Marne. L’enquête, ouverte depuis plusieurs mois, révèle des agissements troublants qui pourraient constituer des homicides volontaires.
L’affaire a éclaté après des signalements internes à l’hôpital, alertant les autorités sur un nombre anormalement élevé de décès survenus dans un service spécifique. Selon les premiers éléments de l’enquête, le médecin aurait administré des substances létales à des patients vulnérables, sans justification médicale. Les faits se seraient déroulés sur une période non précisée, mais l’enquête se concentre sur les années 2022 et 2023.
À ce stade, l’enquête n’a pas permis de déterminer avec certitude le mobile du médecin. Les enquêteurs explorent différentes pistes, notamment des problèmes personnels ou un possible syndrome de Munchausen par procuration – une forme de maltraitance infantile où un individu simule ou provoque des maladies chez autrui pour attirer l’attention.
« Nous avons des raisons sérieuses de croire que ces décès ne sont pas d’origine naturelle », a déclaré une source proche de l’enquête, souhaitant conserver l’anonymat.
Le médecin a été placé en garde à vue et interrogé par les enquêteurs. Il nie en bloc les accusations portées contre lui. Une expertise médicale a été ordonnée afin d’analyser les dossiers médicaux des victimes et de déterminer les causes exactes de leur décès. L’hôpital a quant à lui mis en place une cellule de soutien psychologique pour les familles des patients décédés et le personnel soignant.
L’affaire suscite une vive émotion et soulève des questions sur la sécurité des patients dans les établissements de santé. Les autorités sanitaires ont annoncé une enquête administrative pour évaluer les procédures de contrôle et de surveillance en vigueur dans l’hôpital concerné.