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Un mini-AVC pourrait-il entraîner une fatigue durable ?

Un accident ischémique transitoire (AIT), souvent qualifié de « mini-AVC », peut laisser des séquelles insoupçonnées : une fatigue intense et durable, pouvant persister jusqu’à un an après l’événement, révèle une nouvelle étude. Si les symptômes classiques d’un…

Un mini-AVC pourrait-il entraîner une fatigue durable ?

Un accident ischémique transitoire (AIT), souvent qualifié de « mini-AVC », peut laisser des séquelles insoupçonnées : une fatigue intense et durable, pouvant persister jusqu’à un an après l’événement, révèle une nouvelle étude.

Si les symptômes classiques d’un AIT – faiblesse d’un membre, troubles de l’élocution, affaissement du visage – disparaissent généralement en moins de 24 heures, cette recherche, publiée le 14 mai 2025 dans la revue Neurologie, met en lumière un impact à long terme sur la qualité de vie de certains patients.

L’étude, menée auprès de 354 personnes d’un âge moyen de 70 ans ayant subi un AIT, a suivi leur évolution pendant un an. Les participants ont régulièrement évalué leur niveau de fatigue à l’aide de questionnaires portant sur différents aspects : fatigue générale, fatigue physique, perte d’activité, manque de motivation et fatigue mentale. Les scores, allant de 4 à 20, ont révélé un niveau de fatigue initialement élevé, avec une moyenne de 12,3.

Les résultats montrent que 61 % des patients ressentaient de la fatigue deux semaines après l’AIT, et que ce pourcentage se maintenait à 54 % à trois, six et douze mois. « Nous avons constaté que si une personne ressentait de la fatigue dans les deux semaines suivant sa sortie de l’hôpital, il est probable qu’elle continue à en souffrir jusqu’à un an plus tard », explique le Dr Boris Modrau, de l’hôpital universitaire d’Aalborg au Danemark.

L’analyse des scanners cérébraux n’a pas permis d’établir de lien entre la présence de caillots sanguins et la fatigue persistante. En revanche, les chercheurs ont observé que l’anxiété ou la dépression antérieures étaient deux fois plus fréquentes chez les patients signalant une fatigue prolongée.

« La fatigue à long terme était courante dans notre groupe d’étude », souligne le Dr Modrau. « Il est donc essentiel de surveiller les patients après un AIT, non seulement pour les symptômes immédiats, mais aussi pour détecter et traiter cette fatigue qui peut considérablement altérer leur qualité de vie. »

Les chercheurs recommandent de mettre en place un suivi régulier dans les semaines et les mois suivant un AIT afin d’évaluer la fatigue persistante et d’adapter les soins en conséquence. Il est à noter que les questionnaires ont été auto-administrés, ce qui pourrait avoir introduit un biais dans les réponses, notamment en raison de l’aide potentielle apportée par des proches ou des soignants.

Cette étude a été financée par l’Association danoise de physiothérapie.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.