Publié le 27 octobre 2025 23:02:00. Plus que le nombre de pas, c’est la durée des séances de marche qui semble avoir un impact significatif sur la santé cardiovasculaire et le risque de mortalité, selon une nouvelle étude. Les personnes sédentaires pourraient particulièrement bénéficier d’intégrer des promenades plus longues à leur routine quotidienne.
- Une étude publiée dans la revue « Annals of Internal Medicine » révèle que la durée des séances de marche est un facteur plus déterminant que le nombre total de pas pour réduire les risques de décès et de maladies cardiovasculaires.
- Les participants accumulant la majorité de leurs pas en moins de 5 minutes par jour présentent un risque significativement plus élevé de mortalité et de maladies cardiovasculaires que ceux qui marchent pendant 15 minutes ou plus en continu.
- Ces résultats suggèrent que des recommandations d’activité physique plus ciblées, encourageant des promenades plus longues, pourraient être particulièrement bénéfiques pour les personnes sédentaires.
Contrairement à l’idée reçue que l’objectif principal est d’atteindre un certain nombre de pas quotidiennement, une nouvelle recherche met en lumière l’importance de la façon dont ces pas sont accumulés. L’étude, menée par des chercheurs, s’intéresse à l’impact de la fragmentation de l’activité physique sur la santé.
L’étude de cohorte prospective, publiée dans la revue « Annals of Internal Medicine », a analysé les données de 33 560 adultes issus de la base de données UK Biobank, dont l’activité physique se situait en moyenne en dessous de 8 000 pas par jour. Les participants ont été répartis en quatre groupes en fonction de la durée de leurs séances de marche : moins de 5 minutes, entre 5 et 10 minutes, entre 10 et 15 minutes, et 15 minutes ou plus. En moyenne, les participants effectuaient 5 165 pas par jour. L’analyse a révélé une corrélation claire entre la durée des séances de marche et le risque de mortalité toutes causes confondues, ainsi que le risque de maladies cardiovasculaires (MCV).
Les résultats sont éloquents : après 9,5 ans de suivi, le risque de mortalité toutes causes confondues était de 4,36 % chez les participants accumulant la majorité de leurs pas en moins de 5 minutes par jour. Ce chiffre chutait à 1,83 % pour ceux qui marchaient entre 5 et 10 minutes, à 0,84 % pour les séances de 10 à 15 minutes, et atteignait un minimum de 0,8 % pour le groupe pratiquant des marches de 15 minutes ou plus. Des tendances similaires ont été observées en ce qui concerne les maladies cardiovasculaires, avec un risque cumulé de 13,03 % pour les participants marchant en séances de moins de 5 minutes, contre seulement 4,39 % pour ceux qui privilégiaient des marches de 15 minutes ou plus.
L’impact de la durée des séances de marche est encore plus marqué chez les participants sédentaires, ceux qui effectuaient en moyenne moins de 5 000 pas par jour. Chez ce groupe, l’association entre des marches plus longues et un risque réduit de décès et de maladies cardiovasculaires est particulièrement prononcée.
Les auteurs de l’étude estiment que ces découvertes pourraient aider à affiner les recommandations en matière d’activité physique, en particulier pour les personnes les moins actives. L’objectif serait d’encourager l’intégration de promenades plus longues et plus régulières dans le quotidien, afin d’optimiser les bénéfices pour la santé.