La présence britannique au Consumer Electronics Show (CES), l’un des plus grands salons technologiques mondiaux, s’amenuise, suscitant des inquiétudes quant à l’engagement du Royaume-Uni envers son secteur technologique. Alors que d’autres nations européennes renforcent leur représentation, la délégation britannique à l’édition 2025 sera considérablement réduite.
Seules 41 entreprises britanniques participeront au CES 2025, un chiffre bien inférieur aux plus de 100 entreprises qui avaient fait le déplacement en 2019, accompagnées à l’époque par le secrétaire au Commerce international, Liam Fox. Le gouvernement britannique avait alors anticipé des transactions commerciales s’élevant à plusieurs millions de livres sterling (montant non précisé en euros) et huit entreprises britanniques avaient été récompensées pour leur innovation.
Parmi les entreprises britanniques qui seront présentes en 2025, on compte Etc, la branche d’incubation du groupe BT, la société de technologie féminine Elvie et what3words, spécialisée dans la géolocalisation précise.
Gary Shapiro, PDG de la Consumer Technology Association (CTA), l’organisation à l’origine du CES, s’est dit perplexe face à ce désintérêt. « C’est un peu fou, ça n’a aucun sens, je ne peux pas l’expliquer », a-t-il déclaré. Il a souligné que des pays comme la France, les Pays-Bas et même l’Ukraine affichent une présence plus importante au salon.
La France, par exemple, enverra 110 startups au CES 2025, en mettant l’accent sur des domaines clés tels que la santé, les technologies vertes et la mobilité, le tout envisagé à travers le prisme de l’intelligence artificielle.
Malgré ce soutien gouvernemental réduit, l’association britannique techUK sera présente au CES 2025 pour accompagner les entreprises du Royaume-Uni. Son objectif est de les aider à établir des contacts avec des opportunités de marchés publics, des partenaires potentiels et de nouveaux investisseurs.
Cette diminution de l’implication du gouvernement britannique au CES interroge sur son engagement à promouvoir le secteur technologique national sur la scène internationale, en particulier si on la compare à l’approche proactive adoptée par d’autres pays européens.
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