Une meilleure gestion de l’hypertension artérielle, plutôt que la recherche d’un seuil de risque cardiovasculaire idéal, devrait être la priorité en matière de prévention des maladies cardiaques, selon une nouvelle analyse internationale. Une étude australienne récente révèle que près de la moitié des personnes à faible risque cardiovasculaire mais souffrant d’hypertension ne reçoivent pas de traitement médicamenteux.
Les conclusions de la Commission du Lancet, chargée de repenser la maladie coronarienne, mettent en lumière une approche plus pragmatique de la prévention des maladies cardiovasculaires (MCV). L’étude, menée sur un vaste échantillon de 3 337 314 Australiens âgés de 45 à 74 ans, a révélé que 41 % des participants présentant une tension artérielle supérieure à 140/90 mm Hg et considérés comme ayant un faible risque de MCV ne bénéficiaient pas d’un traitement pharmacologique antihypertenseur.
Cette découverte souligne, selon les experts, l’importance de diagnostiquer et de traiter efficacement l’hypertension artérielle, même chez les individus initialement considérés comme présentant un faible risque global de maladies cardiovasculaires. À ce stade, il est crucial de s’assurer que les patients concernés reçoivent les soins appropriés, indépendamment de la recherche d’un seuil de risque optimal pour initier un traitement médicamenteux.