Publié le 30 octobre 2025 à 22:41. L’archevêque de Vienne, Josef Grünwidl, a présenté sa vision pour l’avenir de l’Église autrichienne lors d’une interview à l’émission ZIB2 de l’ORF, marquée par des problèmes techniques inattendus. Il aborde les défis démographiques, financiers et la nécessité d’une approche plus moderne.
- Josef Grünwidl a été nommé archevêque de Vienne pour succéder au cardinal Christoph Schönborn.
- Il souligne l’importance de renouer le dialogue avec les jeunes générations, notamment via les réseaux sociaux.
- L’archevêque évoque la nécessité d’une gestion plus efficiente des ressources de l’Église face à la baisse du nombre de fidèles.
La première apparition télévisée de Josef Grünwidl en tant qu’archevêque de Vienne a été légèrement perturbée par des difficultés techniques. Lors de l’émission ZIB2 de l’ORF, le son a disparu à deux reprises, lors des reportages concernant l’affaire Wöginger et le ralentissement de l’économie chinoise. Marie-Claire Zimmermann, l’animatrice, a présenté ses excuses aux téléspectateurs, assurant que l’entretien préenregistré avec l’archevêque n’avait pas été affecté par ces problèmes.
Josef Grünwidl a succédé au cardinal Christoph Schönborn le 22 janvier dernier, après l’acceptation par le pape François de la démission de ce dernier en raison de son âge. L’archidiocèse de Vienne était resté vacant pendant 268 jours. Il officiera pour la première fois en tant qu’archevêque lors de la messe de la Toussaint à la cathédrale Saint-Étienne.
L’archevêque a confié qu’il avait initialement hésité à accepter ce poste, mais qu’il ressent désormais un « vent favorable » et une « grande gratitude » pour la confiance qui lui est accordée.
« C’est très agréable de ressentir autant de vent favorable. »
Josef Grünwidl, archevêque de Vienne
Il se dit confiant quant à sa capacité à s’adapter et à relever les défis qui l’attendent.
Grünwidl ambitionne d’insuffler un « souffle frais » à l’Église, tout en reconnaissant qu’il ne se considère pas comme un « sauveur », comme certains médias l’ont présenté. Il souhaite notamment explorer de nouvelles voies pour dialoguer avec les jeunes, en utilisant notamment les réseaux sociaux.
« Il n’est pas nécessaire de tout réinventer, mais il est important de transmettre le service avec passion. »
Josef Grünwidl, archevêque de Vienne
Il a également « quelques idées » sur la manière de revitaliser la pratique religieuse.
Interrogé sur les contraintes budgétaires liées à la diminution du nombre de fidèles, l’archevêque a souligné la nécessité de repenser l’utilisation des bâtiments religieux, tels que les presbytères et les centres paroissiaux, en cherchant des « solutions pastorales ». Il a toutefois insisté sur le fait que l’Autriche reste un « bon pays », caractérisé par un « niveau de solidarité élémentaire ».
« Malgré la crise et les temps difficiles, nous sommes bien positionnés. »
Josef Grünwidl, archevêque de Vienne
Il a appelé le gouvernement à adopter des mesures visant à réduire la pauvreté plutôt qu’à l’aggraver.
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