Publié le 31 octobre 2025 13:14:00. L’équilibre de notre microbiote intestinal, cet ensemble de micro-organismes essentiels à notre organisme, est désormais reconnu comme un facteur déterminant de notre santé et de notre longévité. Une nouvelle boisson aux prébiotiques, Sant, lancée en Espagne, vise à soutenir cet écosystème fragile.
- Le microbiote, pesant entre 1,5 et 2 kg, joue un rôle crucial dans la digestion, la production de vitamines et la régulation du système immunitaire.
- Les centenaires partagent un point commun : un microbiote diversifié et stable, dont la diminution avec l’âge est liée à l’inflammation chronique et aux maladies associées.
- Une alimentation riche en fibres prébiotiques, en aliments fermentés et en polyphénols est essentielle pour nourrir les bonnes bactéries intestinales et maintenir un microbiote sain.
Selon Alfredo Corell, professeur d’immunologie à l’Université de Séville, le microbiote est bien plus qu’un simple ensemble de bactéries :
« Le microbiote est l’organe invisible qui décide de notre santé. »
Alfredo Corell, professeur d’immunologie à l’Université de Séville
Il participe activement à des fonctions vitales, allant de la digestion à la production de vitamines, en passant par la protection contre les agents pathogènes et, surtout, l’entraînement et la régulation de notre système immunitaire. L’expert souligne que le microbiote agit comme un véritable organe, intimement lié au cerveau, au métabolisme et aux défenses de l’organisme.
L’importance d’un microbiote diversifié est particulièrement mise en évidence par l’étude des centenaires. Ils partagent en effet un trait commun : un écosystème intestinal riche et stable. Avec l’âge, cette diversité tend à diminuer, ce qui est associé à une inflammation chronique de bas grade – un phénomène appelé inflammaging – et à un risque accru de maladies cardiovasculaires, métaboliques et auto-immunes. Prendre soin de son microbiote dès le plus jeune âge pourrait donc permettre de ralentir ce processus, d’améliorer la fonction immunitaire et de favoriser un vieillissement plus sain et plus actif.
La clé pour promouvoir un microbiote sain réside dans l’alimentation. Il s’agit, selon Alfredo Corell, de « nourrir les bonnes bactéries, pas seulement nous ». Pour cela, il recommande de privilégier les aliments riches en fibres prébiotiques (fruits, légumes, légumineuses, avoine, banane, ail, oignon ou asperges). Les aliments fermentés naturels, tels que le yaourt, le kéfir, le kombucha, le miso ou la choucroute, apportent également des micro-organismes bénéfiques. Les polyphénols présents dans les fruits rouges, le cacao pur ou l’huile d’olive extra vierge sont également des alliés précieux. En résumé, une alimentation riche en légumes frais, naturels et variés constitue le meilleur engrais pour le microbiote.
À l’inverse, les aliments ultra-transformés, les graisses trans, les sucres raffinés et l’excès de viandes transformées ou d’alcool modifient la composition microbienne et favorisent les bactéries inflammatoires. L’abus d’antibiotiques ou d’antiacides peut également provoquer une dysbiose intestinale. Il ne s’agit pas de proscrire ces aliments, mais de réduire leur consommation et de privilégier ceux qui nourrissent nos microbes alliés.
Un déséquilibre du microbiote se manifeste par divers signaux corporels : digestion lourde, gaz, ballonnements, constipation ou diarrhées alternées, nouvelles allergies ou intolérances, fatigue persistante, altérations cutanées ou de l’humeur. Ces symptômes peuvent indiquer une dysbiose intestinale, qui nécessite une prise en charge par des changements de régime alimentaire et de mode de vie, et, si nécessaire, par un soutien médical ou nutritionnel.
L’activité physique est également un facteur important pour maintenir un microbiote sain. « Le mouvement est l’un des meilleurs modulateurs de l’écosystème intestinal », souligne l’expert. L’exercice régulier, modéré et soutenu augmente la diversité microbienne et la production de butyrate, un acide gras clé pour réduire l’inflammation et maintenir la barrière intestinale. Un mode de vie sédentaire ou une activité physique excessive et intense peuvent, au contraire, déséquilibrer le microbiote. Bouger quotidiennement est donc aussi important que bien manger.
Adopter des habitudes quotidiennes simples peut avoir un impact significatif sur la santé du microbiote, sans nécessiter de changements radicaux : manger plus de plantes et moins d’aliments transformés, bien dormir, réduire le stress, faire de l’exercice quotidiennement (même une simple marche), éviter le tabac, modérer la consommation d’alcool et maintenir le contact avec la nature et les animaux. Ces habitudes, bien que simples, peuvent littéralement changer la composition de notre microbiote en quelques semaines.
Sant a été développé pour agir directement sur le microbiote intestinal. En nourrissant les bactéries bénéfiques, la boisson aide à renforcer les défenses naturelles, améliore le transit intestinal et contribue à la réduction des inflammations légères. Cette action est essentielle, car la santé intestinale influence directement le bien-être général et même la production naturelle de sérotonine.
La boisson Sant se distingue par sa composition nutritionnellement supérieure, avec des ingrédients 100% naturels, sans sucres ajoutés ni édulcorants artificiels, et avec seulement 5 kcal pour 100 ml. Elle est disponible en trois saveurs : citron, fruits rouges et orange-mangue.
Ce produit répond à un manque important en Espagne, où l’apport quotidien moyen en fibres est de 12,7 grammes, soit la moitié des recommandations établies par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon la dernière étude ANIBES.
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