Publié le 2024-05-10 14:35:00. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est engagé dans une série de rencontres diplomatiques en Malaisie, dans le cadre d’une réunion régionale des ministres de la Défense, alors que Washington cherche à consolider ses alliances face à l’influence grandissante de la Chine en Asie du Sud-Est.
- Pete Hegseth a rencontré des homologues de l’Inde, de l’Indonésie, des Philippines et de la Thaïlande pour discuter de coopération en matière de sécurité.
- Les tensions en mer de Chine méridionale, notamment les actions des garde-côtes chinois, ont été au cœur des discussions.
- Les États-Unis encouragent leurs alliés, notamment le Japon, à augmenter leurs dépenses militaires pour contrer les ambitions chinoises.
La présence du secrétaire américain à la Défense en Malaisie intervient dans un contexte de rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine pour l’influence dans la région Asie-Pacifique. Washington s’efforce de renforcer ses partenariats avec les pays d’Asie du Sud-Est afin de maintenir un équilibre des forces et de garantir la stabilité régionale.
Lors de sa rencontre avec le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, Hegseth devait aborder la question des acquisitions d’armement américain par l’Inde et explorer un nouveau cadre de coopération en matière de défense. Plusieurs autres rencontres bilatérales étaient prévues avec des représentants de l’Indonésie, des Philippines et de la Thaïlande. Un responsable américain, sous couvert d’anonymat, a précisé que le calendrier de ces rencontres pouvait être sujet à modification.
La question d’une éventuelle rencontre avec des responsables chinois n’a pas été clarifiée. La réunion des ministres de la Défense de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) rassemble également des délégations d’Australie, de Chine, de Nouvelle-Zélande, de Corée du Sud et de Russie.
Les tensions en mer de Chine méridionale ont été particulièrement abordées lors de l’entretien entre Hegseth et son homologue malaisien. Les deux hommes se sont engagés à assurer la sécurité maritime dans cette zone contestée, où Pékin a déployé une importante présence de navires des garde-côtes. Ces navires ont été accusés d’interférer avec les activités maritimes des pays riverains, notamment des Philippines, de la Malaisie et du Vietnam.
« Les tactiques de la zone grise, telles que les recherches hydrographiques menées sous la protection des navires des garde-côtes étrangers, menacent la souveraineté et constituent clairement une provocation et une menace. »
Mohamed Khaled Nordin, ministre malaisien de la Défense
La Chine revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, ce qui engendre des différends territoriaux avec plusieurs pays de la région. Pékin justifie la présence de ses garde-côtes par la nécessité de défendre ses droits souverains. Les États-Unis, quant à eux, dénoncent les actions de la Chine comme une violation du droit international et une menace pour la liberté de navigation.
Dans un contexte plus large, l’administration américaine a récemment appelé ses alliés à augmenter leurs dépenses militaires. Le président Donald Trump a assuré les dirigeants de l’ASEAN du soutien indéfectible des États-Unis, affirmant que Washington entend être un partenaire solide pour les générations futures. Les États-Unis disposent d’accords de défense avec les Philippines, la Thaïlande et l’Indonésie, incluant des exercices militaires conjoints et l’accès à des bases militaires.
Par ailleurs, peu avant sa rencontre avec le président chinois Xi Jinping, Donald Trump a annoncé avoir ordonné à l’armée américaine de reprendre les essais d’armes nucléaires, en réponse à l’expansion rapide de l’arsenal nucléaire chinois. Il a également exhorté le Japon à accélérer ses efforts pour porter ses dépenses de défense à 2 % de son produit intérieur brut (PIB), soulignant l’importance de l’alliance américano-japonaise pour dissuader toute agression militaire chinoise.
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