Les dirigeants de la région Asie-Pacifique ont conclu un sommet à Gyeongju, en Corée du Sud, en s’engageant à promouvoir un commerce et des investissements mutuellement bénéfiques, dans un contexte de détente apparente entre les États-Unis et la Chine. L’accord intervient après une rencontre entre les présidents américain et chinois qui a abouti à un appel à une trêve dans leur conflit commercial.
À retenir
- Les pays de l’APEC se sont engagés à soutenir un commerce et des investissements qui « profitent à tous », signalant une volonté de coopération régionale.
- Les présidents américain et chinois ont convenu de réduire les tensions commerciales, ouvrant la voie à de possibles négociations.
- La Corée du Sud, hôte du sommet, a souligné l’importance de la stabilité régionale et a exprimé son souhait de relancer le dialogue avec la Corée du Nord.
Contexte
Le sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) s’est tenu alors que les relations entre les États-Unis et la Chine étaient tendues par des différends commerciaux et géopolitiques. La rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping, leur première face à face depuis 2019, a été perçue comme une étape cruciale pour désamorcer les tensions. Xi Jinping a profité de l’événement pour se positionner comme un défenseur du multilatéralisme et du libre-échange, soulignant la nécessité pour les nations de travailler ensemble face à un environnement mondial « de plus en plus complexe et instable ».
L’APEC, qui regroupe 21 économies, dont les États-Unis, la Chine, le Japon et la Corée du Sud, a réaffirmé son engagement en faveur d’une intégration économique « axée sur le marché » et d’un renforcement de la coopération. Les dirigeants ont également évoqué la nécessité de collaborer sur des questions émergentes telles que l’intelligence artificielle et les défis démographiques liés au vieillissement de la population.
Ce qui change
La déclaration finale de l’APEC met l’accent sur l’importance d’un commerce « robuste » pour la croissance régionale et sur la nécessité d’adapter les politiques économiques à un contexte mondial en mutation. Le président sud-coréen Lee Jae Myung a averti que les économies mondiales traversaient une période d’incertitude croissante, caractérisée par des turbulences dans le système de libre-échange et un affaiblissement des flux commerciaux et d’investissement.
La Corée du Sud, qui a hébergé le sommet, a exprimé son espoir de renforcer la communication stratégique avec la Chine afin de relancer le dialogue avec la Corée du Nord. Lee Jae Myung a insisté sur l’importance de la paix et de la stabilité dans la région, appelant à une « prospérité partagée » fondée sur des relations économiques mutuellement bénéfiques.
Prochaines étapes
Les analystes soulignent que l’accord entre les États-Unis et la Chine ne constitue qu’un premier pas vers une résolution durable de leurs différends commerciaux. Il reste à voir si les deux parties parviendront à traduire cet appel à une trêve en négociations concrètes. La Corée du Sud, quant à elle, devra naviguer avec prudence entre son allié américain et son principal partenaire commercial chinois, tout en cherchant à désamorcer les tensions régionales et à relancer le dialogue avec la Corée du Nord.
Selon Deborah Elms, responsable de la politique commerciale à la Fondation Hinrich à Singapour, parvenir à un consensus sur une déclaration commune a été un « miracle », compte tenu des positions divergentes de certains membres de l’APEC. « Intégrer un texte convenu dans un document était un exercice difficile », a-t-elle déclaré à Al Jazeera.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Exportations de la Corée du Sud vers la Chine (2024) | 133 milliards de dollars (USD) |
| Exportations de la Corée du Sud vers les États-Unis (2024) | 127,8 milliards de dollars (USD) |
| Nombre de soldats américains stationnés en Corée du Sud | Environ 28 500 |
Sources
Déclaration des dirigeants de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC), 2024.
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