Publié le 2 novembre 2025 à 17h03. Les autorités sanitaires de la province de Santa Cruz sont en alerte face à une recrudescence de la coqueluche, avec deux cas confirmés à Río Gallegos, et renforcent les mesures de prévention et de surveillance, notamment auprès des jeunes enfants.
- Deux cas de coqueluche ont été confirmés à Río Gallegos, déclenchant une alerte épidémiologique provinciale.
- Les enfants de moins d’un an et de sept ans, ainsi que les femmes enceintes et le personnel soignant, sont considérés comme les plus vulnérables.
- La vaccination reste le moyen de prévention le plus efficace, mais une faible couverture vaccinale est pointée du doigt.
Le ministère de la Santé et de l’Environnement de Santa Cruz a confirmé la présence de deux cas de coqueluche, également connue sous le nom de pertussis, dans la ville de Río Gallegos. Cette situation a conduit à l’activation d’une alerte épidémiologique provinciale, visant à intensifier les actions de surveillance et de prévention de la maladie. Estefanía Stricker, représentante du Plan de vaccination, a précisé que le premier diagnostic a été posé le 30 octobre, déclenchant immédiatement la mise en œuvre des protocoles sanitaires.
Selon Mme Stricker, cette recrudescence s’inscrit dans un contexte national d’augmentation des cas de coqueluche observée en 2025 par rapport à l’année précédente. Une épidémie est également active en Terre de Feu, ce qui justifie le renforcement des contrôles et de la surveillance épidémiologique dans toute la région.
« Il est très important de se concentrer en priorité sur les enfants de moins d’un an et de sept ans, qui sont les plus à risque, surtout s’ils ont une vaccination incomplète. »
Estefanía Stricker, représentante du Plan de vaccination
Les enfants présentant des symptômes doivent être exclus de l’école et consulter un pédiatre. Un prélèvement nasal est nécessaire pour confirmer le diagnostic, et le traitement antibiotique doit être initié rapidement. Les échantillons sont analysés au laboratoire provincial de l’hôpital régional de Río Gallegos, puis envoyés à l’Institut national de maladies infectieuses (ANLIS) Malbrán pour confirmation.
La coqueluche est une maladie respiratoire aiguë et très contagieuse, qui peut entraîner des complications graves, telles que la pneumonie ou des convulsions, en particulier chez les nourrissons et les personnes atteintes de maladies chroniques. La transmissibilité est accrue dans les environnements où les contacts sont étroits et prolongés, comme les crèches, les écoles et les familles.
Le calendrier vaccinal régulier prévoit quatre doses avant l’âge de 15 mois, avec des rappels à 5 et 11 ans. La vaccination est également obligatoire pour les femmes enceintes à partir de la 20e semaine de gestation (à chaque grossesse) et pour le personnel de santé en contact avec des nourrissons, avec un rappel tous les cinq ans. Bien que le vaccin réduise la gravité de la maladie et sa transmission, il ne confère pas une protection à 100 %, d’où l’importance de la détection précoce et de la prévention.
En cas de symptômes tels qu’une toux persistante de plus de 14 jours, des vomissements après la toux ou des difficultés respiratoires, il est recommandé de consulter immédiatement un professionnel de santé et de porter un masque pour limiter la propagation de la maladie. Les contacts étroits des personnes infectées peuvent également bénéficier d’une prophylaxie antibiotique.
Le ministère de la Santé coordonne ses actions avec le Conseil provincial de l’éducation et les municipalités pour renforcer le contrôle dans les établissements scolaires, en particulier chez les enfants dont le schéma vaccinal est incomplet. La coqueluche est une maladie à déclaration obligatoire, et toute suspicion doit être signalée aux autorités sanitaires.
Pour toute question ou notification, le secteur provincial d’épidémiologie est joignable au 2966-761521 ou par courriel : [email protected].
Mme Stricker a souligné que la faible couverture vaccinale, inférieure à l’objectif national de 95 %, est un facteur clé de l’augmentation des cas. Des efforts supplémentaires sont nécessaires dans certains départements, comme Güer Aike, pour améliorer les taux de vaccination, notamment pour les rappels.
Source : Secrétaire d’État à la Communication publique et aux Médias/Lu14 Radio Provincia.
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