Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une simple augmentation de l’activité physique quotidienne, même modeste, pourrait considérablement retarder l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer chez les personnes à risque, selon une nouvelle étude. Des chercheurs américains ont mis en évidence un lien direct entre le nombre de pas quotidiens et la progression du déclin cognitif.
- Marcher entre 3 000 et 5 000 pas par jour peut retarder le déclin cognitif de trois ans.
- Atteindre 5 000 à 7 500 pas quotidiens pourrait même repousser l’apparition des symptômes de sept ans.
- L’étude confirme que la sédentarité accélère l’accumulation de protéines toxiques dans le cerveau et le déclin des fonctions cognitives.
Une activité physique régulière pourrait donc constituer une stratégie préventive accessible et efficace contre la maladie d’Alzheimer. L’étude, publiée dans la revue Nature Medicine, a analysé les données de près de 300 participants âgés de 50 à 90 ans, tous initialement exempts de troubles cognitifs.
Les chercheurs du Mass General Brigham ont mesuré les niveaux de bêta-amyloïde, une protéine associée à la maladie d’Alzheimer, dans le cerveau des participants. Ils ont également suivi leur activité physique à l’aide de podomètres et évalué leurs capacités cognitives annuellement pendant une période moyenne de 9,3 ans. Les résultats ont démontré une corrélation claire : plus le nombre de pas quotidiens était élevé, plus le déclin cognitif était lent, et plus l’accumulation de protéines toxiques était réduite.
L’étude souligne que les personnes les plus sédentaires présentent une accumulation plus rapide de ces protéines nocives et un déclin plus prononcé de leurs fonctions cognitives et quotidiennes. Ce constat renforce l’importance d’intégrer une activité physique régulière dans le mode de vie, en particulier pour les personnes présentant un risque accru de développer la maladie d’Alzheimer.
Les participants ayant déjà des niveaux élevés de bêta-amyloïde dans le cerveau, donc considérés comme plus vulnérables, ont bénéficié davantage d’une augmentation de leur activité physique. Cela suggère que l’exercice peut aider à compenser, au moins en partie, les effets néfastes de cette protéine sur le cerveau.