Publié le 6 novembre 2025 à 02h03. Une controverse agite la communauté scientifique autour de l’objet interstellaire 3I/ATLAS, entre hypothèses de comète et possibilité d’une origine technologique non humaine, tandis qu’un astronome de Harvard accuse la NASA de dissimuler des images cruciales.
- L’astronome Avi Loeb critique la NASA pour un retard dans la publication d’images de 3I/ATLAS capturées par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO).
- La NASA invoque des problèmes administratifs liés à la fermeture partielle du gouvernement américain, tandis que Loeb y voit une tentative de dissimulation.
- Loeb souligne la résolution supérieure des images de la caméra HiRISE de la MRO par rapport aux images publiques disponibles, et insiste sur l’importance de leur diffusion.
Le mystère plane autour de 3I/ATLAS, un objet interstellaire détecté récemment, et divise la communauté scientifique. Pour certains, il s’agit d’une comète classique, mais d’autres envisagent des hypothèses plus audacieuses, allant jusqu’à suggérer qu’il pourrait s’agir d’une technologie d’origine non humaine. Au cœur de ce débat se trouve Avi Loeb, astronome à l’Université Harvard, qui accuse la NASA de ne pas rendre publiques des images essentielles de cet objet.
Loeb affirme que la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a capturé des photographies de 3I/ATLAS le 2 octobre dernier, mais que ces images n’ont toujours pas été diffusées. L’agence spatiale américaine justifie ce retard par des difficultés administratives, conséquence de la fermeture partielle du gouvernement. Cependant, le chercheur estime que ce silence alimente les soupçons et entrave la recherche scientifique.
« Le pixel le plus brillant de l’image HiRISE vaut plus que les mille mots utilisés dans cet essai pour analyser l’image CaSSIS », a déclaré Loeb, soulignant la résolution supérieure de la caméra HiRISE de la MRO (environ 30 kilomètres par pixel) par rapport aux images publiques disponibles, notamment celles du télescope spatial Hubble.
Loeb a également fait part de ses préoccupations sur son blog, affirmant que « l’accès restreint aux images empêche la communauté scientifique de comprendre ce qu’elle observe réellement ». Ce message a rapidement été largement diffusé sur les réseaux sociaux.
La NASA maintient sa position, assurant qu’il n’y a pas de dissimulation, mais simplement un retard dû à la situation politique actuelle. Selon ses porte-parole, seuls 17 % des effectifs de l’agence sont opérationnels en raison du manque d’approbation du budget fédéral.
Loeb reste inflexible : « Nous ne devons pas tenir la science en otage de la politique de confinement du moment. » Il estime que ce retard, au-delà de gêner le travail des astronomes, limite la compréhension d’un phénomène qui pourrait remettre en question nos connaissances sur les objets interstellaires.
Une réponse inattendue de la NASA et l’ironie du scientifique
La controverse a pris une nouvelle tournure lorsque Loeb a révélé avoir contacté la députée Anna Paulina Luna, suite à une interview avec le podcasteur Joe Rogan, afin de solliciter une intervention officielle. « Joe Rogan m’a suggéré de contacter l’administrateur par intérim de la NASA, Sean Duffy. Le lendemain, j’ai échangé une correspondance avec la députée Luna, qui a écrit une excellente lettre à l’administrateur », a expliqué le scientifique.
En réponse, Sean Duffy, administrateur par intérim de la NASA, a publié un message sur Twitter expliquant que les observations de 3I/ATLAS indiquent qu’il s’agit de la troisième comète interstellaire à traverser notre système solaire, démentant ainsi toute hypothèse d’origine extraterrestre. Voir le tweet.
L’astronome Loeb insiste sur la nécessité de diffuser les données : « Ces données précieuses, avec une résolution spatiale de 30 kilomètres par pixel, aideraient à guider les futures observations de 3I/ATLAS avant que l’objet ne quitte notre système solaire. »
La NASA continue d’attribuer le retard à la fermeture du gouvernement, niant toute tentative de dissimulation. Mais l’échange public de déclarations, conjugué au silence persistant concernant les images, alimente la polémique et relance la question que se pose Loeb depuis des mois : et si 3I/ATLAS n’était pas une simple comète ?
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