Malgré une valorisation élevée, l’action Ferrari pourrait connaître une nouvelle phase de croissance, selon une analyse technique pointant vers un potentiel de hausse de près de 50 %. Toutefois, les investisseurs sont appelés à la prudence, une correction significative étant envisageable à moyen terme.
Le constructeur automobile de luxe Ferrari NV (NYSE:) affiche un ratio cours/bénéfices actuellement multiplié par 40 par rapport à ses prévisions, ce qui témoigne d’une valorisation conséquente. L’action se négocie actuellement à environ 407 dollars (environ 378 euros) par action, en baisse de 20 % par rapport à son plus haut historique de 519 dollars (environ 480 euros) atteint en juillet dernier. Dans un contexte économique marqué par des disparités importantes, la demande pour les voitures de luxe reste solide, les acheteurs fortunés continuant d’investir dans des véhicules haut de gamme.
Les analystes financiers anticipent une augmentation de 10 % du chiffre d’affaires de Ferrari d’ici 2026. Cette perspective positive, combinée à une analyse technique spécifique, suggère un potentiel de rebond pour l’action.
L’étude technique, basée sur la théorie des vagues d’Elliott, identifie un schéma d’impulsion en cinq vagues sur le graphique hebdomadaire de Ferrari. Ce modèle, étiqueté I-II-III-IV-V, présente des sous-vagues imbriquées, notamment dans la vague III. La vague IV, interprétée comme une correction en zigzag (ABC), s’est arrêtée au niveau du retracement de Fibonacci de 38,2 %, un point de support courant pour les vagues de correction. Selon cette analyse, la vague V, dernière phase du cycle, devrait propulser l’action vers un nouveau sommet, entre 550 et 600 dollars (environ 510 à 555 euros) par action.
Cependant, les experts recommandent aux investisseurs de considérer la prise de bénéfices à ce niveau. La théorie des vagues d’Elliott prévoit une correction en trois vagues après chaque phase d’impulsion. Compte tenu de la valorisation élevée de Ferrari, une telle correction pourrait entraîner une baisse de 50 % du cours de l’action, le ramenant à environ 300 dollars (environ 278 euros) dans les années à venir.
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