Home Technologie et scienceLa date de novembre à laquelle la comète 3I/ATLAS sera vue par des milliers d’amateurs d’astronomie

La date de novembre à laquelle la comète 3I/ATLAS sera vue par des milliers d’amateurs d’astronomie

by Thomas Caron

Publié le 6 novembre 2025 à 11h20. Une comète interstellaire, baptisée 3I/ATLAS, a refait surface après avoir brièvement disparu derrière le Soleil, offrant aux astronomes et aux observateurs du ciel une opportunité unique d’étudier un objet venu d’un autre système stellaire.

  • La comète 3I/ATLAS, seulement le troisième objet interstellaire détecté à ce jour, présente une couleur bleu électrique inhabituelle, suggérant une composition chimique différente de celle des comètes de notre système solaire.
  • Il sera possible d’observer la comète, avec un télescope d’au moins 150 mm d’ouverture, à partir du 28 ou 30 novembre, avant l’aube, dans les constellations de la Vierge puis du Lion.
  • Cette comète ne repassera jamais près de la Terre, ce qui en fait un événement astronomique exceptionnel.

Après une période d’observation interrompue par son passage derrière le Soleil, la comète 3I/ATLAS est de nouveau visible, capturant l’attention des astronomes du monde entier. L’astronome Qicheng Zhang, de l’Observatoire Lowell, a partagé les premières images le 31 octobre : une tache bleutée qui évoque les paysages de la science-fiction. Cette couleur, un bleu électrique saisissant, est l’une des caractéristiques qui distinguent cette comète des autres, généralement verdâtres ou rougeâtres.

Cette teinte particulière révèle une composition chimique singulière, laissant supposer que 3I/ATLAS provient d’une région de la galaxie très différente de la nôtre. Il s’agit d’un véritable voyageur interstellaire, un fragment de glace et de poussière né avant même la formation de notre Soleil.

Si l’observation de cette comète ne promet pas le même spectacle que celui de Neowise en 2020, qui avait suscité un engouement populaire et une ruée sur les télescopes, elle offre néanmoins une occasion rare d’observer un objet qui ne reviendra jamais. À partir du 28 ou 30 novembre, les observateurs équipés d’un télescope d’au moins 150 mm d’ouverture pourront tenter de l’apercevoir avant l’aube, très bas sur l’horizon est. Un ciel sombre, loin de la pollution lumineuse des villes, sera essentiel pour une observation réussie. Dans les zones urbaines, même avec un bon équipement, la comète restera probablement invisible en raison de sa faible luminosité.

Pour faciliter la recherche, il est conseillé de pointer le télescope vers la constellation de la Vierge, puis vers celle du Lion au fur et à mesure que décembre avance. Des applications comme Stellarium, SafariCiel ou LeCielLive peuvent aider à localiser précisément les coordonnées de la comète.

Le 19 décembre marquera le point d’approche le plus proche de la comète avec la Terre, à environ 270 millions de kilomètres. Aucun risque n’est à craindre, mais la comète restera un objet ténu. Pour tenter de la photographier, il sera nécessaire de fixer un appareil photo au télescope avec un adaptateur, d’utiliser de longues expositions et de maintenir un suivi précis pour compenser le mouvement de la Terre.

Comme l’a souligné l’astrophysicien Avi Loeb, à l’origine de la médiatisation d’’Oumuamua : « Des affirmations extraordinaires nécessitent des preuves extraordinaires ». Et la comète 3I/ATLAS, avec son origine interstellaire et sa couleur atypique, constitue indéniablement une affirmation extraordinaire.

L’arrivée d’une comète a souvent suscité des réactions fortes dans l’histoire. En 1910, le passage de la comète de Halley avait provoqué une panique et une demande massive de « pilules anti-gaz toxiques », les gens craignant les effets de sa queue. En 1997, la comète Hale-Bopp avait déclenché une fièvre astronomique, mais aussi le suicide collectif de la secte La Porte du Paradis, convaincue qu’un vaisseau extraterrestre se cachait derrière la comète. En 2020, Neowise avait transformé les matinées en séances photo improvisées. Et en 2017, Oumuamua, bien que difficile à observer, avait alimenté les spéculations sur l’existence de vaisseaux extraterrestres.

Chaque visiteur venu de l’espace éveille des émotions intenses : peur, fascination, théories audacieuses et même un engouement pour l’astronomie. Reste à savoir si la comète 3I/ATLAS provoquera les mêmes réactions. Son histoire, en tout cas, est déjà bien plus épique que sa luminosité.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.