Publié le 6 novembre 2025 à 08h11. Des sous-vêtements fétiches aux playlists motivantes, les athlètes de l’université du Maryland révèlent leurs rituels et superstitions, souvent bien ancrés dans la culture sportive.
- Les sports collectifs comme le baseball et la gymnastique sont particulièrement propices au développement de ces habitudes.
- L’entraîneur de baseball Matt Swope souligne que l’échec fait partie intégrante du jeu, ce qui peut encourager les joueurs à chercher des sources de contrôle.
- Les traditions d’équipe, comme les mantras et les rassemblements musicaux, jouent un rôle important dans la cohésion et la préparation mentale.
Au cœur de la saison sportive, les athlètes du Maryland s’appuient sur des routines parfois insolites pour optimiser leurs performances. Porter la même paire de sous-vêtements, écouter en boucle une artiste musicale précise, ou encore savourer un plat particulier avant un match : les superstitions sont légion, et touchent aussi bien les joueurs que les entraîneurs.
Matt Swope, l’entraîneur de baseball, se décrit lui-même comme une personne particulièrement superstitieuse. Il se souvient d’une période durant sa carrière de joueur, entre 1999 et 2002, où il n’a pas lavé son uniforme pendant un week-end entier après avoir réussi 11 coups sûrs en trois matchs. Il explique que cette tendance est liée à la nature même du baseball.
« Le jeu est construit sur l’échec… Dans quel autre sport peut-on échouer sept fois sur dix et rester un champion ? »
Matt Swope, entraîneur de baseball du Maryland
Selon lui, la longue saison et la pression constante peuvent pousser les joueurs à développer ces rituels pour se sentir plus en contrôle. Il insiste sur le fait que ces superstitions contribuent à alléger l’atmosphère et à rendre le sport plus ludique.
Devin Russell, receveur de l’équipe de baseball, confirme l’importance des routines :
« Tout le monde a une routine… une routine avant de lancer, une routine avant de frapper. »
Devin Russell, receveur de l’équipe de baseball du Maryland
James Gladden, lanceur droitier, explique que les joueurs sont prêts à tout pour obtenir un avantage, même minime. Il a l’habitude de s’asseoir toujours au même endroit dans l’abri entre les manches et de poser son gant sur ses genoux, face visible.
Mais les rituels ne sont pas uniquement individuels. L’équipe de baseball se rassemble pour prier avant chaque match, et partage également des moments de convivialité en écoutant de la musique ensemble après les entraînements.
L’importance des traditions est également soulignée par Brett Nelligan, l’entraîneur de gymnastique. Chaque saison, l’équipe choisit un nouveau mantra pour se concentrer sur des objectifs précis. Cette tradition est devenue une véritable identité pour l’équipe.
« Le mantra de cette année a été « bon à excellent ». Nous visons non seulement la performance, mais aussi l’excellence. »
Brett Nelligan, entraîneur de gymnastique du Maryland
Brett Nelligan se souvient également de ses propres habitudes en tant que gymnaste : il préparait toujours le même repas la veille des compétitions – des ziti cuits au four, une salade et du pain à l’ail – et refusait de laver ses bracelets, considérant cela comme un porte-malheur. Il avoue que, lorsqu’il était entraîneur, il jetait souvent une cravate qui avait porté malchance lors d’une compétition.
Selon Brett Nelligan, les superstitions peuvent aider les athlètes à se calmer avant une compétition et à se sentir plus en contrôle, surtout dans le contexte exigeant du sport universitaire de Division I.
« Vous avez déjà traversé tellement d’épreuves… Pourquoi ne pas adopter une certaine posture ? Pourquoi ne pas croiser les doigts ? »
Brett Nelligan, entraîneur de gymnastique du Maryland
Maddie Komoroski, une gymnaste senior, dort toujours dans le même pyjama la veille des compétitions, tandis que Maia Lee, responsable des étudiants en gymnastique, tresse toujours ses cheveux de la même manière. Cependant, elles reconnaissent toutes deux que ces rituels ne sont pas essentiels à leur performance.
« Si je portais un pyjama différent la nuit précédente, cela ne changerait vraiment rien. J’essaie juste de me rappeler que je le fais tous les jours à l’entraînement. »
Maddie Komoroski, gymnaste senior du Maryland
L’essentiel, selon elles, est de se concentrer sur le travail d’équipe et de se rappeler qu’elles sont capables de performer sans ces superstitions. Les gymnastes perpétuent également des traditions d’équipe, comme des acclamations transmises de génération en génération. L’une d’entre elles, scandée juste avant le début de la compétition, est particulièrement emblématique : « Donnez-moi un T. Donnez-moi un E. Donnez-moi un R. Donnez-moi un P. Donnez-moi un S. Terps, Terps, Terps ! »
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