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La schizophrénie, le trouble bipolaire et le TDM sont liés à un risque accru de développer un long COVID

Publié le 8 novembre 2023. Une étude longitudinale menée aux États-Unis révèle que les personnes ayant des antécédents de troubles mentaux graves, notamment la schizophrénie, présentent un risque significativement accru de développer un syndrome post-COVID persistant, communément appelé…

La schizophrénie, le trouble bipolaire et le TDM sont liés à un risque accru de développer un long COVID

Publié le 8 novembre 2023. Une étude longitudinale menée aux États-Unis révèle que les personnes ayant des antécédents de troubles mentaux graves, notamment la schizophrénie, présentent un risque significativement accru de développer un syndrome post-COVID persistant, communément appelé COVID long.

  • Les personnes souffrant de troubles mentaux graves (TMG) ont 27,7 % de chances de développer un COVID long, contre 24,8 % pour l’ensemble des patients infectés par le COVID-19.
  • L’étude, basée sur les dossiers de plus de 1,6 million de patients, met en évidence une vulnérabilité transdiagnostique au COVID long, touchant les personnes atteintes de troubles dépressifs majeurs récurrents, de troubles bipolaires et de schizophrénie.
  • Les chercheurs soulignent la nécessité d’intégrer les stratégies de santé mentale et de prise en charge du COVID long dans les systèmes de santé.

Les résultats de cette étude, publiée dans Réseau JAMA ouvert, confirment une tendance observée depuis le début de la pandémie : les personnes atteintes de troubles mentaux graves sont plus susceptibles de contracter le COVID-19 de manière sévère et de souffrir de complications à long terme. Les TMG, qui touchent environ 5 % des adultes aux États-Unis, regroupent des affections psychiatriques telles que le trouble dépressif majeur récurrent (TDMR), le trouble bipolaire et la schizophrénie, selon l’American Psychological Association.

Plusieurs facteurs pourraient expliquer cette vulnérabilité accrue. Les personnes atteintes de TMG rencontrent souvent des difficultés d’accès aux soins de santé, des problèmes d’observance thérapeutique et sont plus susceptibles de souffrir de comorbidités préexistantes, comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires. De plus, l’isolement social, l’anxiété et les perturbations des routines quotidiennes induites par la pandémie ont pu aggraver leur état et compliquer leur prise en charge.

L’étude a analysé les données de 1 625 857 patients adultes ayant contracté le COVID-19 entre mars 2020 et avril 2023. Les TMG ont été définis comme un diagnostic de schizophrénie, de trouble bipolaire ou de TDMR récurrent enregistré avant l’infection au COVID-19. Sur l’ensemble des patients infectés, 24,8 % ont développé un COVID long. Parmi ceux ayant des antécédents de TMG, ce chiffre s’élève à 27,7 %, avec un risque plus élevé observé pour les personnes atteintes de TDMR, de trouble bipolaire et de schizophrénie.

Selon Veer Vekaria, BS, du centre médical Weill Cornell à New York, ces résultats suggèrent une vulnérabilité commune aux effets à long terme du COVID-19 chez les personnes souffrant de TMG. Les chercheurs soulignent également que le stress chronique et la dérégulation immunitaire associés aux TMG pourraient jouer un rôle dans le développement du COVID long. Ils appellent à une approche proactive incluant le dépistage, la surveillance et des parcours de soins intégrés, tenant compte des déterminants socio-économiques de la santé.

Veer Vekaria
Veer Vekaria

Les auteurs de l’étude insistent sur la nécessité d’une meilleure compréhension des mécanismes sous-jacents au COVID long et de l’adaptation des stratégies de santé publique pour répondre aux besoins spécifiques des populations vulnérables, notamment celles atteintes de troubles mentaux.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.