Home NouvellesLes accusations contre les suspects de la ferme de soins de Wedde ont augmenté

Les accusations contre les suspects de la ferme de soins de Wedde ont augmenté

by Nicolas Lefèvre

Publié le 2024-02-29 10:00:00. Deux anciens responsables d’une ferme d’accueil aux Pays-Bas ont été reconnus coupables de mauvais traitements physiques et psychologiques envers des personnes vulnérables, révélant un système de violence choquant mis au jour par une enquête sous couverture.

  • Paul W. (65 ans) et Michel K. (38 ans) ont été condamnés à des peines de prison de cinq ans et quatre mois.
  • Les abus, qui incluent des traitements dégradants et des violences physiques, ont été révélés par l’émission d’investigation Undercover de SBS6.
  • Les deux hommes ont également écopé d’une interdiction professionnelle de dix ans et quatre mois.

Le tribunal de Groningue a rendu son verdict après une enquête approfondie sur les pratiques au sein de cette ferme d’accueil, destinée à accueillir des personnes nécessitant un accompagnement particulier. Les faits, longtemps dissimulés, ont été portés à la lumière grâce au reportage diffusé par SBS6, qui a révélé une culture de violence et de mépris envers les résidents.

Lors de l’audience, Paul W. a tenté de minimiser l’ampleur des abus, déclarant :

« Je ne nie pas avoir commis des erreurs dans mon travail, mais j’ai toujours essayé de donner la priorité aux résidents. Je n’étais pas d’accord avec l’image sadique. Je m’efforçais d’offrir un bon environnement de vie aux clients. »

Toutefois, les témoignages des victimes et de leurs familles ont peint un tableau bien plus sombre. Une mère a décrit le séjour de son fils comme un « cauchemar », racontant notamment qu’il avait été attaché à un tapis roulant, transformé selon ses mots en « instrument de torture ».

Michel K. a également exprimé des regrets, mais ses explications ont semblé déconnectées de la gravité des actes commis. Il a admis avoir forcé la même victime à rester debout, les bras écartés, avec des paquets de farine collés aux mains.

« J’étais vraiment convaincu que je faisais la bonne chose. »

a-t-il déclaré, ajoutant avoir mis une chaussette dans la bouche de la victime « pour arrêter les cris ».

Les abus ne se sont pas limités à ces exemples. K. a également avoué avoir versé du riz dans les sous-vêtements d’un résident et lui avoir retiré son oreiller et son matelas pour lui faire ressentir les conditions de détention. Il a affirmé :

« J’avais complètement perdu mon chemin. Je ne peux pas l’expliquer autrement. Je suis terriblement désolé. »

Sur l’initiative de W., une victime a même été contrainte de dormir sous une tente dans le jardin. W. a reconnu avoir échoué dans sa tentative de « discussion » avec le résident :

« J’avais l’intention de lui parler. J’ai échoué. Je m’en rends compte à 100 pour cent. »

L’affaire doit se poursuivre mercredi avec la présentation des réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats de la défense. Le tribunal déterminera alors les peines définitives.

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