Publié le 18 novembre 2025 à 05h05. Une immersion nocturne dans l’univers de la samba à Rio de Janeiro a offert à un journaliste un aperçu vibrant de la culture brésilienne, bien au-delà des circuits touristiques traditionnels.
- Le journaliste a découvert la samba dans son lieu de naissance, à Rio de Janeiro, lors d’une soirée imprévue.
- L’expérience a mis en lumière la richesse de la culture afro-brésilienne et l’importance de la musique dans la vie quotidienne des Cariocas.
- Malgré un emploi du temps chargé et un vol matinal, le journaliste a choisi de privilégier cette immersion culturelle.
Rio de Janeiro, ville mondialement connue pour ses plages, son carnaval et ses paysages époustouflants, recèle également un cœur battant au rythme de la samba. C’est dans ce contexte que s’est déroulée une soirée particulière pour un journaliste, concluant un séjour professionnel par une expérience inattendue et profondément enrichissante.
L’occasion s’est présentée lors de sa dernière nuit dans la ville, après avoir terminé ses obligations officielles. Plutôt que de se reposer avant un vol tôt le matin, il a rejoint des amis désireux de s’immerger dans l’ambiance de la samba. Une décision spontanée qui s’est avérée payante.
Les premiers jours du séjour avaient été consacrés à des engagements professionnels, laissant peu de temps pour explorer les attractions touristiques. L’arrivée à l’aéroport international Galeão-Antonio Carlos Jobim le 2 novembre avait été suivie de deux jours intenses, ne laissant que quelques heures pour entrevoir la ville. C’est pourquoi cette soirée s’est présentée comme une opportunité unique de découvrir une facette plus authentique de Rio.
L’Espaço Cultural Paulão Sete Cordas, un bar à deux étages situé dans le quartier historique du Centro, a été le théâtre de cette rencontre musicale. Situé Rua do Lavradio 11, Lapa, ce lieu prisé des noctambules offrait une scène intimiste pour apprécier la samba en direct. Un ami avait prévenu, avec humour : « Ils ont dit qu’il n’y avait pas de menu approprié là-bas. J’espère que des bouchées légères suffiront. »
Si certains espéraient y dîner, le journaliste n’y voyait pas d’inconvénient. Il avait délibérément limité ses repas à une seule occasion officielle durant son séjour, préférant se concentrer sur l’expérience culturelle.
À leur arrivée un vendredi soir, le bar n’était pas bondé, mais l’atmosphère était déjà électrique. Les musiciens, comprenant des percussionnistes jouant du sourd (tambour) et de la caixa (tambour à cordes), un guitariste et un joueur de cavaquinho (instrument à cordes semblable à un ukulélé), étaient déjà en train d’installer le rythme. La star de la soirée était le chanteur, dont la photo avait été partagée sur un groupe WhatsApp avant le départ.
Les chansons interprétées étaient des versions longues et élaborées de leurs formes originales. Le chanteur, André Zão, s’est adressé au public en portugais, expliquant le contexte de chaque morceau, chacun racontant une histoire et célébrant la vie de la culture noire, héritière des esclaves africains amenés par les colonisateurs portugais. Les paroles, riches en récits et en descriptions, étaient structurées en vers et en refrains.
La samba, en tant que musique intégrant des éléments de diverses cultures, se caractérise par des rythmes dynamiques, influencés par les percussions africaines et une énergie contagieuse qui invite à la danse. L’ambiance a rapidement pris le dessus, et certains spectateurs se sont levés pour danser, tandis que d’autres applaudissaient et savouraient bière fraîche et amuse-gueules.
Le pouls de Rio était palpable, une énergie que le journaliste a ressentie lors de ce bref aperçu de la ville. Avec une population d’environ six millions d’habitants et l’une des villes les plus visitées de l’hémisphère sud, Rio est une métropole vibrante, entourée de montagnes magnifiques et bordée par l’océan Atlantique et la baie de Guanabara.
L’impression générale était celle d’un creuset de traditions balnéaires, de cuisine de rue et d’une atmosphère sociale animée. Les cariocas, habitants de Rio, aiment se retrouver sur la plage, discuter, jouer au volley-ball, pratiquer la capoeira ou simplement siroter une caïpirinha, un cocktail brésilien typique, tout en profitant du soleil. Et la samba, bien sûr, donne le rythme.
André, le chanteur, s’est montré particulièrement enthousiaste en apprenant que le public était composé de personnes venues de différents pays. « C’est vraiment coloré ce soir. Je vais chanter une chanson spéciale », a-t-il annoncé.
Le journaliste était convaincu que la chanson, intitulée Chanter le Portrait d’un Amour, allait intensifier l’ambiance et prolonger agréablement la soirée. Cependant, conscient de l’heure tardive et de son vol de retour avec escale à Dubaï, prévu à 3h45 du matin, il a finalement quitté le bar après une heure environ, rejoignant un ami et une autre cliente de l’hôtel pour un trajet en Uber.
Purwanto Setiadi est un ancien journaliste de Tempo et co-fondateur de CommsLab, une agence de stratégie de communication axée sur un avenir durable.
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