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Cardiologie au sommet, médecin-chef Luzi : « La mortalité due aux crises cardiaques diminue. Alarme cocaïne et obésité pédiatrique »

Publié le 2025-11-18 19:55:00. La cardiologie de l'hôpital Ast de Macerata, dirigée par le professeur Mario Luzi, se distingue par ses performances nationales et fait face à un défi croissant : l'augmentation de la complexité des cas, liée…

Cardiologie au sommet, médecin-chef Luzi : « La mortalité due aux crises cardiaques diminue. Alarme cocaïne et obésité pédiatrique »

Publié le 2025-11-18 19:55:00. La cardiologie de l’hôpital Ast de Macerata, dirigée par le professeur Mario Luzi, se distingue par ses performances nationales et fait face à un défi croissant : l’augmentation de la complexité des cas, liée au vieillissement de la population et à la multiplication des comorbidités.

  • L’unité de cardiologie de Macerata traite environ 600 crises cardiaques chaque année, dont une partie nécessite une intervention d’urgence en hémodynamique.
  • Le professeur Luzi plaide pour un développement des soins à domicile et des structures intermédiaires pour mieux accompagner les patients âgés et atteints de pathologies multiples.
  • Un projet de création d’une clinique de cardiogénétique est en cours, afin d’améliorer le diagnostic et la prévention des maladies cardiaques héréditaires.

Le professeur Mario Luzi, figure de proue de la cardiologie dans la région des Marches, a choisi très tôt de consacrer sa carrière à la santé publique, après une formation à Rome. Son engagement et celui de son équipe permettent à l’hôpital Ast de Macerata de se positionner parmi les meilleurs établissements italiens en matière de cardiologie, comme en témoignent les résultats obtenus dans le cadre du Plan National des Résultats.

Si le nombre d’hospitalisations reste globalement stable par rapport à l’année précédente, le professeur Luzi souligne une évolution notable : les patients pris en charge présentent des profils de plus en plus complexes. « La majorité de nos patients sont des personnes âgées, souvent atteintes de plusieurs pathologies concomitantes, ce qui rend la prise en charge plus délicate », explique-t-il. Bien que l’unité ne soit pas spécifiquement dédiée aux maladies chroniques, elle doit gérer les complications cardiovasculaires liées à des affections telles que le diabète, les maladies pulmonaires et les cancers.

Pour répondre à ces défis, le professeur Luzi insiste sur la nécessité d’une meilleure coordination des soins, notamment avec les services de médecine et de gériatrie. Il plaide également pour un renforcement des soins à domicile et des structures d’accueil pour les personnes âgées dépendantes. « Il faut essayer de développer davantage les soins à domicile lorsque cela est possible, d’augmenter la capacité des établissements tels que les soins de longue durée et les soins intermédiaires », précise-t-il.

L’unité de cardiologie de Macerata prend en charge un large éventail de pathologies, allant des crises cardiaques aiguës aux troubles du rythme cardiaque, en passant par l’insuffisance cardiaque et les valvulopathies. Environ 300 patients sont pris en charge chaque année pour une crise cardiaque nécessitant une intervention en hémodynamique, et 300 autres pour des crises cardiaques moins urgentes. La fibrillation auriculaire, une arythmie cardiaque fréquente, touche 2 % de la population générale, mais jusqu’à 10 % des personnes de plus de 80 ans.

Un projet ambitieux est en cours : la création d’une clinique de cardiogénétique, en collaboration avec le laboratoire d’analyses médicales (dirigé par Luisita Marinelli). « La génétique devient de plus en plus importante dans l’évaluation de certaines cardiomyopathies, comme les cardiopathies arythmogènes, qui exposent les patients à un risque accru de mort subite », explique le professeur Luzi. Cette clinique permettrait d’améliorer le diagnostic, le pronostic et la prévention de ces maladies, tant pour les patients que pour leurs proches.

Si les pathologies cardiovasculaires touchent principalement les personnes âgées, le professeur Luzi tire la sonnette d’alarme concernant les jeunes. La consommation de drogues, en particulier de cocaïne, est un facteur de risque croissant de crises cardiaques, souvent dues à un spasme des artères coronaires. De plus, l’augmentation de l’obésité infantile est source d’inquiétude, car elle prédispose à des problèmes cardiovasculaires à l’âge adulte, tels que l’hypercholestérolémie, l’hypertension artérielle et le diabète.

La prévention reste la clé pour lutter contre les maladies cardiovasculaires. Le professeur Luzi insiste sur l’importance d’une alimentation saine, inspirée du régime méditerranéen, riche en fruits, légumes, poisson et pauvre en viande. L’activité physique régulière, même modérée (une marche de 4 à 5 kilomètres plusieurs fois par semaine), est également essentielle.

L’hôpital Ast de Macerata dispose d’équipements de pointe, notamment deux nouvelles salles d’angiographie, dédiées respectivement à l’électrophysiologie et à l’hémodynamique. L’équipe médicale est également en constante évolution, grâce à l’arrivée de jeunes spécialistes formés dans les meilleures universités. « Les nouveaux spécialistes sont des gars intelligents, bien préparés et ont déjà eu l’occasion de fréquenter différents départements dont le nôtre qui fait partie du réseau de formation de l’École de Spécialisation de Cardiologie à l’Université Polytechnique des Marches », se réjouit le professeur Luzi.

En matière de traitement, l’unité dispose d’une large gamme de médicaments pour contrôler la tension artérielle, optimiser les taux de cholestérol et de sucre dans le sang, et réduire ainsi le risque de complications cardiovasculaires. L’objectif ultime est de réduire l’incidence des crises cardiaques, grâce à une médecine de plus en plus personnalisée et à l’aide de l’intelligence artificielle.

Enfin, le professeur Luzi souligne l’importance d’une collaboration étroite entre l’hôpital, les cliniques locales et les médecins de famille, afin d’assurer un suivi optimal des patients après leur sortie de l’hôpital. Le développement de la télémédecine pourrait également jouer un rôle important dans cette démarche.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.