Publié le 26 octobre 2023 18:32:00. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé son intention de négocier un plan de paix avec Donald Trump, élaboré par les États-Unis, pour mettre fin au conflit avec la Russie, malgré des concessions territoriales et militaires importantes que ce plan impliquerait pour Kiev.
- Le plan de paix américain propose à l’Ukraine de céder des territoires dans les régions de Donetsk et Louhansk, de réduire la taille de son armée et de renoncer à son adhésion à l’OTAN.
- Il prévoit également un “pacte de non-agression” entre la Russie, l’Ukraine et l’Europe, ainsi qu’une reconnaissance *de facto* de l’annexion russe de la Crimée.
- Washington estime que ce plan est bénéfique à la fois pour la Russie et l’Ukraine, et envisage de financer la reconstruction de l’Ukraine grâce à des avoirs russes gelés.
Volodymyr Zelensky a confirmé avoir reçu un “plan préliminaire” de la part des États-Unis et a déclaré qu’il souhaitait en discuter avec Donald Trump “dans les prochains jours”. Cette annonce intervient alors que Kiev réaffirme son besoin d’une “paix digne”, mais que certains responsables ukrainiens critiquent ouvertement les propositions américaines, les jugeant inacceptables et potentiellement destructrices pour la souveraineté du pays.
Selon les détails qui émergent, le plan en 28 points envisagerait une reconnaissance *de facto* de la domination russe sur les régions de Donetsk, Louhansk et la Crimée, y compris par les États-Unis. La centrale nucléaire de Zaporizhzhia, actuellement sous contrôle russe, serait réactivée sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avec une répartition équitable de la production d’électricité entre l’Ukraine et la Russie.
L’armée ukrainienne serait limitée à 600 000 soldats, l’OTAN ne pourrait pas déployer de troupes sur le territoire ukrainien, et les forces européennes seraient stationnées en Pologne. En contrepartie, l’Ukraine conserverait la perspective d’une adhésion à l’Union européenne.
La Maison Blanche, par la voix de sa porte-parole Karoline Leavitt, a défendu le plan, affirmant qu’il s’agissait d’une solution “à la fois pour la Russie et pour l’Ukraine” et que le président Trump le soutenait pleinement.
« Le président [Donald Trump] soutient ce projet. C’est un bon plan pour la Russie et l’Ukraine, et nous pensons qu’il est acceptable pour les deux parties. »
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche
Cependant, le plan suscite de vives inquiétudes en Ukraine et en Europe, certains craignant qu’il ne consacre la perte de territoires ukrainiens et la fin de l’Ukraine en tant qu’État indépendant. Des critiques ont qualifié le plan d'”absurde” et d’inacceptable, tandis que d’autres mettent en garde contre ses conséquences désastreuses pour la sécurité régionale.
Zelensky a tenté d’apaiser les critiques en soulignant l’importance d’un “processus diplomatique constructif” avec les États-Unis et ses partenaires.
« La tâche numéro un pour chacun est un processus diplomatique constructif avec les États-Unis et tous nos partenaires. Il est essentiel d’avoir un soutien stable pour notre armée et pour toutes nos opérations de défense et attaques à longue portée prévues. »
Volodymyr Zelensky, président ukrainien
Avec les agences
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