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Mamdani de Trump, le maire « communiste » entre à la Maison Blanche

L'élection du nouveau maire de New York, un jeune politicien de 34 ans, a déclenché une offensive verbale virulente de la part de l'ancien président Donald Trump, qui voit en lui une menace et envisageait des représailles financières…

Mamdani de Trump, le maire « communiste » entre à la Maison Blanche

L’élection du nouveau maire de New York, un jeune politicien de 34 ans, a déclenché une offensive verbale virulente de la part de l’ancien président Donald Trump, qui voit en lui une menace et envisageait des représailles financières et même l’intervention de l’armée fédérale. Au-delà des attaques personnelles, un début de dialogue semble se profiler, les deux hommes partageant un intérêt commun pour la question du coût de la vie.

Donald Trump n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du nouveau maire, le qualifiant à plusieurs reprises de « communiste », de « radical » et de « fou ». Il a même menacé de lui retirer sa citoyenneté – le maire étant né en Ouganda de parents indiens – et d’orchestrer son arrestation et son expulsion. L’ancien président craignait également que l’élection de ce dernier n’entraîne la suppression de milliards de dollars de fonds fédéraux alloués à la ville de New York.

L’hypothèse d’une intervention de troupes fédérales avait également été envisagée, selon les informations disponibles. Trump avait par ailleurs apporté son soutien jusqu’au dernier moment à l’ancien gouverneur Andrew Cuomo, un adversaire de longue date du nouveau maire, dans une tentative de contrer son ascension.

Le nouveau maire a répondu avec fermeté. Lors de sa victoire, il a déclaré que New York deviendrait un « phare de lumière dans une période de ténèbres politiques », un modèle pour « vaincre le président et arrêter le prochain Trump ». Il a décrit Trump comme un « despote » apportant la « corruption » et a promis de défendre les immigrés contre les opérations de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), dont il dénonce la transformation en une force d’intervention à l’échelle nationale, ciblant particulièrement les villes dirigées par les démocrates.

Son programme, résolument de gauche, propose des mesures populistes telles que la gratuité des transports en commun, le gel des loyers et un soutien international aux droits des Palestiniens, en opposition au populisme conservateur.

Cependant, des signes d’un possible apaisement sont apparus, motivés par les besoins des deux parties. Le nouveau maire doit désormais prouver sa capacité à gouverner et à surmonter son manque d’expérience. De son côté, Trump semble vouloir répondre à la préoccupation majeure exprimée par les électeurs : la crise du coût de la vie.

L’ancien président aurait qualifié en privé le nouveau maire de « politicien talentueux ». Après son élection, il s’est notamment intéressé à l’accent mis par ce dernier sur « l’abordabilité », l’accessibilité et les difficultés économiques croissantes rencontrées par les classes ouvrières et moyennes.

Le maire a souligné que sa priorité est de défendre New York et qu’il « ne veut rien laisser au hasard ». Il a également mis en évidence un point de convergence avec Trump : « Pour beaucoup d’électeurs, il s’agissait d’un choix entre deux candidats très différents, mais ils ont voté pour les mêmes raisons : ils voulaient un leader qui s’attaquerait à la crise du coût de la vie qui empêche les travailleurs de vivre en ville. »

Parmi les projets new-yorkais prioritaires nécessitant un financement fédéral, figurent notamment le tunnel Gateway, reliant la ville au New Jersey, la construction d’une nouvelle ligne de métro et la rénovation de la gare de Penn Station.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.