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Santé

EPtalk du Dr Jayne 20/11/25 – HIStalk

L'actualité de la santé numérique est riche cette semaine, avec des avancées en intelligence artificielle, des interrogations sur l'avenir de certaines revues médicales et une surveillance accrue des maladies grâce à l'analyse des eaux usées. Des développements notables…

EPtalk du Dr Jayne 20/11/25 – HIStalk

L’actualité de la santé numérique est riche cette semaine, avec des avancées en intelligence artificielle, des interrogations sur l’avenir de certaines revues médicales et une surveillance accrue des maladies grâce à l’analyse des eaux usées. Des développements notables concernent également la formation médicale et les enjeux de la promotion de médicaments sur les réseaux sociaux.

Oracle Health vient de recevoir la certification pour son nouveau dossier médical électronique (DME) en milieu ambulatoire, ainsi que l’autorisation de prescrire électroniquement des substances contrôlées. L’entreprise insiste sur le fait que ce DME a été conçu indépendamment de la plateforme Cerner d’origine et intègre l’intelligence artificielle de manière native, et non comme un simple module complémentaire. Le système offre notamment une fonction de récupération d’informations basée sur l’IA, accessible par commandes vocales, et fournit des données diagnostiques et les résultats d’analyses spécifiques à chaque patient.

Par ailleurs, une décision inattendue a été prise concernant le Journal of Ethics de l’American Medical Association (AMA). La revue cessera ses publications en décembre 2025, bien que les équipes éditoriales prévoyaient initialement de continuer jusqu’en 2026, voire 2027. Cette revue se distinguait par la participation active d’étudiants et de stagiaires, travaillant en collaboration avec des éditeurs professionnels pour élaborer des numéros thématiques. Des sources suggèrent que les difficultés financières, liées à son accès libre et à l’absence de revenus publicitaires, sont à l’origine de cette fermeture. Cette décision soulève des questions sur l’orientation de l’AMA et sur la valeur accordée à ce type de publication.

Au Minnesota, le ministère de la Santé se prépare à intégrer les données issues de l’analyse des eaux usées dans ses rapports de surveillance des maladies. Cette méthode, qui a gagné en importance pendant la pandémie de COVID-19 pour détecter les épidémies potentielles, est également utilisée pour suivre la propagation de la grippe et du virus respiratoire syncytial. Face à la baisse des taux de vaccination, le renforcement des capacités de détection précoce est jugé essentiel.

L’utilisation de l’intelligence artificielle dans le processus de sélection des résidents en médecine a récemment été entachée d’erreurs. Un outil conçu pour transférer les notes des relevés de notes vers un résumé a affiché des informations incorrectes, suscitant l’inquiétude des étudiants. Le fournisseur de l’outil a minimisé le problème, affirmant qu’il n’y a « aucune preuve actuelle que les résultats des entretiens des candidats aient été affectés ». Une initiative est en cours pour créer un conseil consultatif sur l’IA, impliquant des étudiants, des facultés de médecine et des programmes de résidence, ainsi qu’un portail permettant aux étudiants de vérifier l’exactitude de leurs données, prévu pour l’été 2026.

Les effets à long terme du COVID-19 continuent de faire l’objet de recherches. Un article publié dans Science Translational Medicine explore les liens possibles entre le virus d’Epstein-Barr et le développement du lupus érythémateux disséminé, une maladie auto-immune. Compte tenu de la forte prévalence du virus d’Epstein-Barr et de l’impact significatif du lupus, ces recherches sont considérées comme prometteuses.

Enfin, une étude parue dans le Journal of the American Medical Association a examiné l’influence des publications sur les réseaux sociaux dans la promotion de médicaments sur ordonnance. Les auteurs ont constaté que le contenu promotionnel est souvent publié par des créateurs individuels, sans divulguer les sources de financement et sans fournir d’informations complètes sur les risques. Cette situation représente un défi supplémentaire pour les médecins, déjà confrontés à la nécessité d’informer et de conseiller leurs patients sur la fiabilité des informations qu’ils trouvent en ligne.

Lors du récent symposium de l’AMIA, un participant a partagé une anecdote révélatrice : une conversation avec un ancien responsable du secteur de la santé qui a quitté son poste, déçu par les contraintes et les dilemmes éthiques auxquels il était confronté. Il a choisi de travailler en tant que chauffeur Uber pour maintenir un contact social et continuer à s’investir dans le domaine médical, mais à une échelle différente.

L’intelligence artificielle a également fait son apparition dans le domaine des playlists événementielles. Des modèles linguistiques tels que Gemini 3.0, ChatGPT 5.1 et Claude Sonnet 4.5 ont été testés pour créer des listes de lecture pour la soirée dansante de l’AMIA, avec des résultats variés en termes de pertinence et de créativité. Gemini 3.0 s’est distingué par ses commentaires détaillés et ses suggestions de « chansons de secours ».

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.