Publié le 26 novembre 2025 18:18:00. Cristiano Ronaldo, la superstar du football portugais, a écopé d’un carton rouge lors d’un match de qualification pour la Coupe du Monde, une première dans sa carrière internationale, et a vu sa suspension allégée de manière controversée par la FIFA, suscitant un tollé parmi les observateurs et les supporters.
- Cristiano Ronaldo a reçu un carton rouge pour un coup du coude sur le défenseur irlandais Dara O’Shea.
- Initialement suspendu pour trois matchs, la FIFA a réduit sa suspension à un seul match effectif, reportant les deux autres à une date ultérieure.
- Cette décision a provoqué des accusations de favoritisme envers Ronaldo, certains y voyant une preuve de son statut privilégié au sein de l’instance dirigeante du football mondial.
L’incident s’est produit le 13 novembre lors d’un match crucial pour la qualification de la sélection portugaise à la Coupe du Monde de l’année prochaine. Cristiano Ronaldo a été expulsé après avoir asséné un coup du coude au défenseur irlandais Dara O’Shea. L’arbitre a d’abord accordé un carton jaune, mais la sentence a été revue à la hausse après consultation de la VAR (Video Assistant Referee) pour un acte de violence. Une suspension de trois matchs était initialement prévue.
Cependant, la FIFA a annoncé une réduction de peine, reportant deux des trois rencontres à une date indéterminée dans le futur. Cette décision a immédiatement soulevé une vague de critiques, perçue comme un traitement de faveur accordé à l’un des joueurs les plus populaires et médiatisés de la planète. Sur la plateforme Reddit, un commentaire particulièrement populaire résumait le sentiment général :
« Cette décision est pire que de simplement annoncer une suspension d’un match. »
Les critiques se sont intensifiées après que Ronaldo ait été aperçu aux États-Unis, où il a rencontré le président Donald Trump en compagnie du président de la FIFA, Gianni Infantino. Pour beaucoup, cette rencontre et la clémence dont a bénéficié Ronaldo sont la preuve d’une influence indue et d’un manque d’équité au sein de l’organisation.
Le journaliste sportif britannique Henry Winter a exprimé son indignation dans un long message publié en ligne :
« En agissant de la sorte dans le cas de Cristiano Ronaldo, la FIFA mine la crédibilité de son propre processus disciplinaire et l’autorité de ses arbitres. Il est indéniablement l’un des meilleurs joueurs de ce jeu, un footballeur extraordinaire, essentiel au marketing de la FIFA et à la popularisation du jeu auprès de son milliard de followers. Le dernier ballet Messi-Ronaldo en Coupe du Monde est le rêve de la FIFA et des chaînes de télévision, mais la justice doit être aveugle au statut et à la valeur commerciale. »
Winter souligne que la FIFA aurait gagné en crédibilité en appliquant les mêmes sanctions à Ronaldo qu’à n’importe quel autre joueur. Il estime que le Portugal aurait pu surmonter l’absence de sa star pour deux matchs de phase de groupe, conformément à la sanction initiale. Il dénonce également une atteinte à la crédibilité de la VAR :
« La FIFA aurait pu gagner le respect en punissant Ronaldo comme les autres joueurs. Le Portugal aurait tout à fait pu se passer de Ronaldo pour deux matchs de la phase de groupes – c’est ce qui aurait dû être la sanction pour un acte violent. Ronaldo a donné un coup de coude dans le dos à Dara O’Shea, a d’abord reçu un carton jaune, puis a été logiquement expulsé après la révision de la VAR pour un acte violent – ce qui justifie une suspension de trois matchs. La FIFA sabote donc simplement la VAR. »
Les supporters ont également exprimé leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Un internaute a ironisé en reprenant les mots prononcés par Gianni Infantino lors d’une Coupe du Monde précédente, où il s’était déclaré représentant diverses minorités :
« Aujourd’hui, je me sens diablement corrompu. »
D’autres ont souligné l’incohérence des sanctions, rappelant que Moises Caicedo a été suspendu pour un match pour avoir reçu deux cartons jaunes. La décision de la FIFA concernant Ronaldo continue de susciter la controverse et alimente les accusations de favoritisme au sein du monde du football.