Publié le 27 novembre 2025 à 17h01. L’ancien président philippin Rodrigo Duterte a renoncé à comparaître devant la Cour pénale internationale (CPI) lors de la lecture du jugement concernant son appel contre le rejet de sa demande de libération provisoire, dans le cadre de l’enquête sur sa guerre contre la drogue.
- Rodrigo Duterte ne sera pas présent le 28 novembre lors de la décision de la CPI concernant son appel.
- La CPI examinera si les arguments de Duterte justifient une remise en liberté provisoire.
- Duterte est accusé de crimes contre l’humanité liés aux meurtres et tentatives de meurtre commis pendant sa présidence.
La Chambre d’appel de la CPI doit rendre sa décision sur l’appel de Rodrigo Duterte en audience publique ce vendredi 28 novembre à 10h30 (17h30 heure de Manille). Selon un document déposé le 27 novembre par son avocat, Nicholas Kaufman, l’ancien président a officiellement renoncé à son droit d’être présent.
Dans sa déclaration de renonciation, signée par ses soins, Duterte indique :
« Je, Rodrigo Roa Duterte, renonce respectueusement à mon droit de comparaître devant la Chambre d’appel le 28 novembre 2025 à 10h30 et, par conséquent, donne instruction à mes avocats d’entendre le jugement qui sera rendu sur mon appel contre la décision de mise en liberté provisoire de la Chambre préliminaire I – ICC-01/21-01/25-282. »
L’ancien chef d’État, âgé de 80 ans, sera représenté par Maître Kaufman. La CPI a annoncé que l’audience sera diffusée en direct sur son site internet, ainsi que sur Facebook et Youtube. Diffusion en direct de l’audience.
Le 20 novembre, la CPI avait publié son calendrier concernant le prononcé de sa décision. L’appel de Duterte fait suite au rejet, par la Chambre préliminaire I de la CPI, de sa demande de libération provisoire. Son avocat avait alors argué que cette décision était erronée, notamment en considérant que l’ancien président représentait un risque et en ne tenant pas compte des considérations humanitaires.
La Chambre préliminaire I avait motivé son refus en soulignant que la famille de Duterte avait manifesté une opposition physique à une éventuelle arrestation et avait même exigé son retour aux Philippines. Le tribunal avait également estimé que Duterte disposait de “contacts politiques nécessaires” et d’un réseau de soutien susceptible de faciliter une fuite.
Duterte est accusé de crimes contre l’humanité, notamment de meurtres et de tentatives de meurtre, liés à sa politique répressive contre les drogues illicites menée pendant sa présidence. L’enquête de la CPI porte sur les actions menées entre 2016 et 2019.
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