Home Technologie et scienceLe responsable de Google met en garde : trop de patrons veulent être appréciés – et n’y parviennent pas

Le responsable de Google met en garde : trop de patrons veulent être appréciés – et n’y parviennent pas

by Thomas Caron

Trop de managers privilégient l’affabilité à la franchise, un biais qui freine la performance des équipes et nuit à l’ambiance de travail. Selon un expert de Google, un leadership efficace repose sur le respect, et non sur la popularité.

Brian Glaser, responsable de la formation chez Google, alerte sur une tendance préoccupante dans les entreprises modernes : la peur de déplaire. De nombreux chefs d’équipe évitent les critiques constructives, préférant maintenir une atmosphère agréable au détriment de l’amélioration continue. Or, un retour d’information clair et honnête est essentiel pour permettre aux employés de progresser et d’atteindre leur plein potentiel.

Ce phénomène est particulièrement marqué chez les nouveaux managers, qui peuvent avoir du mal à se positionner comme des figures d’autorité après avoir été les collègues de leurs équipes. Sans critique constructive, les erreurs se répètent et les équipes stagnent. « Un feedback transparent est crucial pour que les employés sachent où ils en sont », souligne M. Glaser.

L’importance d’un retour d’information régulier est illustrée par le monde du sport professionnel. Les athlètes de haut niveau reçoivent systématiquement des analyses détaillées de leurs performances, mettant en évidence leurs forces et leurs faiblesses. Ce principe, selon M. Glaser, peut être transposé avec succès dans le cadre professionnel. Un suivi continu est un outil indispensable pour garantir la performance à long terme.

Pour aider les managers à surmonter cette difficulté, l’équipe de Brian Glaser développe des programmes de formation axés sur la communication assertive. L’objectif est de leur donner les outils nécessaires pour aborder les conversations difficiles avec objectivité et constructivité, en réduisant l’incertitude et en évitant les malentendus. Il est crucial, insiste M. Glaser, de distinguer « gentillesse » et « serviabilité » : seule une communication claire est véritablement prise au sérieux.

La pression exercée sur les dirigeants est aujourd’hui plus forte qu’auparavant, en raison du développement du travail hybride, des mutations technologiques et de l’instabilité économique mondiale. Dans ce contexte, une communication franche et honnête, même si elle est parfois désagréable, est d’autant plus importante.

Au-delà des questions de leadership, il est important de souligner l’impact des dynamiques sociales sur le bien-être au travail. Des signaux simples, tels que des invitations régulières à des réunions ou à des projets, des interactions positives, un sourire ou un intérêt sincère pour le travail des autres, contribuent à créer un climat de confiance et de coopération. L’humour et l’auto-dérision peuvent également aider à briser les barrières et à favoriser une atmosphère de travail plus détendue.

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