Home Monde“Nous commençons tout juste à tuer des narcoterroristes”

“Nous commençons tout juste à tuer des narcoterroristes”

by Clara Dubois

Publié le 29 novembre 2025 à 20h36. L’administration américaine a intensifié sa lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes, autorisant des opérations militaires directes qui ont déjà causé des pertes humaines et suscitent des inquiétudes quant au respect du droit international.

  • Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que l’armée américaine « ne fait que commencer » à cibler les « narcoterroristes ».
  • Un important déploiement naval, mené par le porte-avions USS Gerald R. Ford, a été lancé en septembre 2025 dans les Caraïbes.
  • Des critiques s’élèvent concernant la légalité des opérations, notamment après des rapports faisant état de bombardements répétés sur des navires suspects.

Washington a franchi un nouveau cap dans sa guerre contre le trafic de drogue en autorisant des frappes militaires directes contre des réseaux criminels soupçonnés de liens avec des organisations terroristes. Cette escalade, annoncée par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth sur son compte X le 28 novembre 2025, intervient dans le cadre d’un vaste déploiement naval dans les Caraïbes, avec l’USS Gerald R. Ford en tête de proue.

Hegseth a visité l’équipage du porte-avions à l’occasion du Thanksgiving, exprimant son soutien aux marins et défendant la légalité de ces opérations au regard du droit international. Il a déclaré que les forces américaines privilégient désormais les « frappes cinétiques mortelles », c’est-à-dire les bombardements et les actions militaires directes, contre ceux qu’il qualifie de « narcoterroristes ».

L’administration de Donald J. Trump a déployé ce groupement tactique naval dans les Caraïbes dès le mois de septembre 2025. Il s’agit du plus important déploiement naval américain dans la région depuis la guerre du Golfe, impliquant de nombreux navires de guerre, des sous-marins et des milliers de militaires. L’objectif affiché est de renforcer la capacité des États-Unis à détecter, surveiller et démanteler les réseaux de trafic de drogue, en particulier ceux qui opèrent depuis des zones associées à des organisations terroristes.

Depuis le début des opérations en septembre, les forces américaines ont mené plusieurs attaques contre des navires soupçonnés de trafic de drogue dans les Caraïbes et le Pacifique, entraînant la mort de dizaines de personnes. Des rapports récents évoquent des incidents particulièrement troublants, comme un deuxième impact sur un navire bombardé alors que des survivants s’accrochaient aux débris, suggérant que les opérations n’offrent aucune possibilité de reddition.

Ces actions ont suscité de vives critiques et des inquiétudes quant à d’éventuelles violations du droit international humanitaire. Des experts et des législateurs ont appelé à une enquête pour déterminer si ces attaques constituent des exécutions extrajudiciaires ou des crimes de guerre. En réponse, Hegseth et le gouvernement américain ont réaffirmé la légalité de ces opérations, arguant qu’elles visent des membres d’organisations terroristes désignées et sont conformes au « droit des conflits armés ».

Ce durcissement de la stratégie américaine marque un changement significatif dans l’approche de la lutte contre le trafic de drogue en Amérique latine, qui est désormais perçue non seulement comme un problème de sécurité nationale, mais aussi comme une guerre ouverte contre des organisations considérées comme terroristes. Pour les pays de la région, cela implique une augmentation de la présence militaire américaine dans les zones maritimes proches, une intensification des opérations sur les routes du trafic de drogue et, selon les analystes, un risque d’escalade internationale, notamment dans des contextes sensibles comme les Caraïbes et les eaux proches du Venezuela.

La transformation de la lutte contre le trafic de drogue en une offensive militaire agressive soulève des questions fondamentales sur le respect des droits de l’homme, les normes internationales et les conséquences géopolitiques de cette nouvelle approche.

*Ce contenu a été rédigé avec l’aide de l’intelligence artificielle. De plus, il a été revu par le journaliste et un éditeur.

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