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Faut-il dépister le cancer du poumon plus tôt au Québec ? Une étude américaine relance le débat

Un dépistage du cancer du poumon élargi aux personnes de 40 à 85 ans pourrait permettre de détecter 94 % des cas plus tôt, selon une nouvelle étude américaine. Cette recherche relance le débat sur les critères d’admissibilité…

Faut-il dépister le cancer du poumon plus tôt au Québec ? Une étude américaine relance le débat

Un dépistage du cancer du poumon élargi aux personnes de 40 à 85 ans pourrait permettre de détecter 94 % des cas plus tôt, selon une nouvelle étude américaine. Cette recherche relance le débat sur les critères d’admissibilité au dépistage, actuellement plus restrictifs au Québec.

Publiée le 20 novembre dans la revue JAMA Network Open, l’étude révèle qu’actuellement, seulement un tiers des Américains diagnostiqués avec un cancer du poumon remplissaient les conditions pour bénéficier d’un dépistage.

Au Québec, le dépistage est actuellement réservé aux personnes âgées de 55 à 74 ans ayant fumé au moins un paquet de cigarettes par jour pendant 20 ans. Le cancer du poumon demeure la première cause de décès par cancer dans la province.

La Dre Nicole Ezer, pneumologue et directrice du programme de dépistage du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), explique que les symptômes du cancer du poumon apparaissent généralement tardivement dans la maladie. « Quand le cancer du poumon est très petit, il n’y a aucun symptôme, aucun problème respiratoire, aucune toux », a-t-elle précisé lors d’une entrevue à l’émission Le Québec Matin sur LCN.

Si un élargissement des critères d’admissibilité au dépistage serait susceptible d’améliorer la détection précoce, il impliquerait également des coûts importants, souligne la Dre Ezer. Elle estime toutefois que le système actuel québécois est « performant » et que le calculateur de risque utilisé prend en compte plusieurs facteurs pertinents, tels que le tabagisme, l’âge et les antécédents familiaux.

« Quand on a fait l’analyse des données, on a vraiment vu que la tranche d’âge [la plus touchée] était entre 55 et 74 ans », a insisté la Dre Ezer à LCN. Selon elle, il n’est donc pas nécessaire, à ce stade, de baisser l’âge de dépistage.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.