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L’économie domestique de la famille et de la fertilité : points de vue financiers des hommes sur leur parcours de fertilité (My Progyny Post #2)

Le coût élevé de la vie aux États-Unis rend la parentalité de plus en plus inaccessible, et ce, bien avant même d'envisager les traitements de fertilité. Une nouvelle étude révèle que le simple fait d'élever un enfant, de…

L’économie domestique de la famille et de la fertilité : points de vue financiers des hommes sur leur parcours de fertilité (My Progyny Post #2)

Le coût élevé de la vie aux États-Unis rend la parentalité de plus en plus inaccessible, et ce, bien avant même d’envisager les traitements de fertilité. Une nouvelle étude révèle que le simple fait d’élever un enfant, de la naissance à l’âge de 18 ans, pourrait dépasser les 320 000 $ (environ 295 000 €) en 2025.

Selon une analyse récente de Northwestern Mutual, le coût annuel moyen pour élever un enfant aux États-Unis s’élève à plus de 17 000 $ (environ 15 700 €), un montant qui varie considérablement en fonction du niveau de vie et de la localisation géographique de la famille. Cette somme englobe les dépenses essentielles telles que l’alimentation, les vêtements, les activités extrascolaires, mais aussi les frais de grossesse et d’accouchement.

Les dépenses de santé et de garde d’enfants représentent un quart du budget familial, selon un rapport du Bureau américain du Secrétaire adjoint à la planification et à l’évaluation (ASPE), relevant du ministère de la Santé et des Services sociaux. L’ASPE souligne que l’inflation, qui a augmenté de 23 % entre 2020 et 2025, contribue à l’augmentation insoutenable du coût de la vie familiale.

Cette pression financière peut dissuader les couples d’avoir des enfants, ce qui se traduit par une baisse des taux de natalité aux États-Unis, en chute de plus de 20 % depuis 2008. Les frais de garde d’enfants, qui peuvent varier de 5 000 $ (environ 4 600 €) à 18 000 $ (environ 16 600 €) par an en 2025, représentent plus de 20 % du revenu médian des familles américaines.

À cela s’ajoute le coût des traitements de fertilité, qui reste un obstacle majeur pour de nombreux couples. Bien que de plus en plus d’entreprises proposent une couverture d’assurance pour ces traitements, beaucoup doivent encore assumer les frais de leur poche. Un cycle de fécondation in vitro (FIV) peut coûter entre 20 000 $ (environ 18 500 €) et 25 000 $ (environ 23 000 €), et les patients ont souvent besoin de plusieurs cycles pour obtenir un résultat positif, ce qui peut rapidement dépasser les 50 000 $ (environ 46 000 €).

Une étude menée par Progyny auprès de plus de 1 000 hommes américains révèle que 37 % d’entre eux ressentent un stress financier élevé (noté entre 8 et 10 sur une échelle de 1 à 10) concernant la possibilité d’avoir un enfant. Ce stress est encore plus marqué chez les hommes qui envisagent un traitement de fertilité, avec 57 % d’entre eux déclarant que les préoccupations financières les empêchent de demander de l’aide.

Les hommes sans assurance maladie sont particulièrement touchés, le coût des soins étant la principale raison pour laquelle ils retardent la consultation d’un médecin. Pour ceux qui bénéficient d’une assurance, la peur d’un diagnostic est souvent un frein plus important que le coût lui-même.

Une majorité d’Américains (61 %) estime que l’assurance maladie devrait couvrir les traitements de fertilité, selon une enquête du Pew Research Center. Les femmes sont plus nombreuses (64 %) que les hommes (57 %) à soutenir cette idée, et sont également plus susceptibles d’avoir déjà utilisé ou de connaître quelqu’un qui a utilisé des traitements de fertilité.

« Avoir des enfants peut être une expérience incroyablement enrichissante. Et comme tous les parents vous le diront, c’est aussi une expérience coûteuse », a déclaré la compagnie d’assurance Northwestern Mutual. « Des frais de grossesse et d’accouchement aux dépenses quotidiennes comme la nourriture, les vêtements et les activités parascolaires, agrandir votre famille peut avoir un prix élevé, et cela n’inclut pas les articles coûteux comme l’université. »

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.