Home SantéAprès-midi de débats renforce la campagne Décembre Rouge à Japeri – Mairie de Japeri

Après-midi de débats renforce la campagne Décembre Rouge à Japeri – Mairie de Japeri

by Sophie Martin

Publié le 4 décembre 2025 à 15h04. La mairie de Japeri a organisé une journée de sensibilisation et de dialogue autour du VIH/SIDA et des autres Infections Sexuellement Transmissibles (IST), en mettant l’accent sur la lutte contre les préjugés et la promotion de l’acceptation de la communauté LGBTQIAPN+.

  • Un programme spécial a été mis en place dans le cadre du Décembre Rouge, campagne nationale de sensibilisation.
  • Des professionnels de la santé, de l’assistance sociale, des droits de l’homme et des représentants de la communauté LGBTQIAPN+ ont participé à cet événement.
  • L’importance de l’éducation sexuelle en milieu scolaire et de l’accès à l’information ont été soulignées.

La ville de Japeri a réaffirmé son engagement en faveur de la santé publique et des droits de la communauté LGBTQIAPN+ en organisant, ce mercredi après-midi, une journée dédiée à la prévention du VIH/SIDA et des IST. L’événement, qui s’est tenu à l’auditorium de l’Escola Municipal Ary Schiavo, a rassemblé des acteurs clés du secteur social et médical, ainsi que des membres de la communauté concernée.

Organisée par le Département Municipal des Droits de l’Homme et la coordinatrice LGBTQIAPN+ de la municipalité, Rosangela Aguiar, la journée s’est articulée autour du thème « Résister, c’est vivre face aux préjugés, à la violence et à la stigmatisation ». L’objectif était de favoriser le dialogue, d’améliorer l’accès à l’information et de sensibiliser le public à la nécessité de combattre toutes les formes de discrimination.

L’avocate Fernanda Rosário, du Secrétariat Municipal d’Assistance Sociale et du Centre Brésilien de Référence de la Femme (CRMB), a ouvert les discussions en soulignant les défis auxquels est confrontée la population LGBTQIAPN+, notamment en matière de violence, de déni d’identité et de non-respect du nom social.

« Nous devons reconnaître qu’il existe encore beaucoup de préjugés cachés, qui commencent par la façon dont nous sommes regardés et traités. Le respect du nom social et de l’identité est le premier pas vers un service public véritablement accueillant. »

Fernanda Rosário, avocate du Secrétariat Municipal d’Assistance Sociale et du CRMB

Elle a insisté sur l’importance d’une formation continue des agents publics et d’une approche plus humanisée dans les services proposés.

Fernanda Rosário a également mis en avant la nouveauté du secrétariat en charge de ces questions et la nécessité d’un travail intégré entre le Bureau du Défenseur public et l’ensemble du réseau de protection. « Nous devons nous donner la main et unir nos forces pour avancer », a-t-elle déclaré.

Josimar de Sousa, directeur du Programme IST/SIDA de la municipalité, a ensuite abordé les questions de prévention, de diagnostic et de traitement des IST. Il a insisté sur l’importance de démystifier les préjugés qui peuvent dissuader les personnes de se faire dépister et de bénéficier des soins appropriés. Il a également exprimé son inquiétude face à la diminution des informations diffusées sur l’éducation sexuelle auprès des jeunes.

« Nous devons reprendre ce dialogue avec les adolescents. Les campagnes éducatives au sein des écoles peuvent sauver des vies, en fournissant des informations sur la prévention, les droits, la violence et le respect. L’information est un outil de protection. »

Josimar de Sousa, directeur du Programme IST/SIDA de la municipalité

Josimar de Sousa a également souligné la nécessité d’informer la population sur les vaccins, les nouvelles technologies de prévention et l’importance des tests réguliers, rappelant que le Décembre Rouge est un moment crucial pour relancer le débat sur la santé publique et la responsabilité collective.

Miza Constantina, conseillère technique du Centre de citoyenneté LGBTI+ du Programme national Rio sans LGBTIphobie, a témoigné des difficultés rencontrées par la communauté dans le passé.

« Dans les années 80, nous avons été très injustement traités, parce que tout le monde pensait que c’était nous qui transmettions le virus. C’est à cette époque qu’est apparue la transphobie la plus explicite. C’était dans les écoles, dans les rues, dans les bus. Après tant d’années, nous combattons encore quotidiennement les préjugés, car ils continuent d’exister. »

Miza Constantina, conseillère technique du Centre de citoyenneté LGBTI+

Michele Sousa, conseillère administrative du Secrétariat municipal des droits de l’homme, a quant à elle insisté sur la nécessité de maintenir vivantes les politiques d’accueil et de protection des populations les plus vulnérables.

« Les politiques publiques n’existent que lorsqu’elles sont mises en pratique au quotidien. Nous devons garantir que chaque personne soit accueillie avec respect, orientation et sécurité. Notre engagement est de continuer à élargir ce réseau et à renforcer les services pour ceux qui en ont le plus besoin. »

Michele Sousa, conseillère administrative du Secrétariat municipal des droits de l’homme

La journée s’est également déroulée avec la projection de vidéos témoignant d’expériences de préjugés et de luttes pour les droits, et a été animée par le publicitaire Rafael Rodrigues, qui a mené une dynamique visant à favoriser l’empathie et l’intégration entre les participants.

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