Une patiente décrit une expérience particulièrement frustrante au sein d’un grand centre hospitalier universitaire, pointant du doigt des erreurs de documentation, des problèmes d’organisation et un manque de considération pour le patient. Son témoignage soulève des questions sur la qualité des soins et l’impact croissant des technologies numériques sur la relation médecin-malade.
Le parcours de cette patiente a commencé par une confusion dès son arrivée. Initialement programmée pour consulter une infirmière praticienne et bénéficier d’une imagerie médicale, elle s’est retrouvée renvoyée d’un bureau à l’autre. « J’ai dû m’enregistrer une seconde fois, même après avoir effectué la procédure en ligne », explique-t-elle. Une fois dans la salle d’attente, elle a constaté que son prestataire n’était pas affiché sur le tableau des praticiens présents ce jour-là, ce qui l’a interpellée, bien qu’elle ait déjà rencontré des problèmes techniques similaires par le passé.
L’expérience s’est ensuite compliquée lors de la prise de ses constantes vitales, effectuée dans un espace ouvert et visible de tous. « Tout le monde peut voir ce qui se passe chez les autres », déplore-t-elle, soulignant le manque d’intimité. Elle relève également l’absence de précaution de la part de l’assistant médical avant de lui demander d’exposer son bras pour la prise de tension, ce qui aurait pu être inconfortable compte tenu de sa tenue vestimentaire.
La consultation elle-même a été marquée par des incohérences. L’infirmière praticienne initialement prévue était absente, et l’adjointe médicale n’a pas mentionné ce changement. La patiente a dû vérifier elle-même le portail patient pour confirmer l’information. « Les horaires ne se transforment pas spontanément », observe-t-elle, soulignant les dysfonctionnements de l’organisation.
Mais le point le plus préoccupant concerne la note de visite, qu’elle a pu consulter après son retour à la maison. Celle-ci contenait de nombreuses erreurs factuelles, notamment une mutation génétique qu’elle n’a pas, la prescription de médicaments qu’elle avait déjà arrêtés, des âges incorrects dans ses antécédents familiaux et des éléments d’examen qui n’avaient jamais été pratiqués. « Il s’agissait plus d’une œuvre de fiction que d’un relevé médical », s’indigne-t-elle.
La patiente suspecte l’utilisation d’un logiciel de reconnaissance vocale pour la rédaction de la note, et estime qu’une solution de documentation ambiante aurait pu donner de meilleurs résultats. Elle s’inquiète de l’impact de ces erreurs sur la qualité des soins et de la confiance des patients. « Je ne crois pas que ce type de comportement soit approprié », affirme-t-elle.
Par ailleurs, elle a découvert une recommandation de mammographie pour une proche de 97 ans ayant déjà subi une mastectomie, une erreur flagrante qu’elle a pu corriger avant que celle-ci ne la voie. Elle souligne que les systèmes de dossiers de santé électroniques (DSE) devraient permettre d’éviter de telles erreurs.
Malgré ces déconvenues, elle a apprécié une interaction positive avec une ancienne collègue des urgences qu’elle a rencontrée par hasard dans la salle d’attente. Elle a également salué l’introduction d’une fonctionnalité permettant aux patients de choisir comment et quand ils souhaitent recevoir leurs résultats d’analyse.
Enfin, elle a pointé du doigt des problèmes de stationnement et des difficultés à trouver le comptoir de paiement. Elle a également reçu des instructions contradictoires concernant la planification d’une imagerie de suivi, ce qui l’a amenée à douter de la fiabilité du système.
La patiente, qui possède des certifications DSE, a exprimé sa frustration face à ces dysfonctionnements et son inquiétude quant à l’avenir des soins de santé. Elle a annoncé son intention de faire remonter ces problèmes aux autorités compétentes, tout en reconnaissant qu’elle n’est pas certaine qu’ils seront pris au sérieux. Elle invite d’autres professionnels de santé à partager leurs expériences et à proposer des solutions.