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Donald Trump cible les migrants venus de Somalie

by Clara Dubois

Publié le 4 décembre 2025 à 18h30. Le président américain Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique en attaquant verbalement la communauté somalienne des États-Unis, remettant en question leur intégration et leur contribution au pays, dans un contexte de durcissement de sa politique migratoire.

  • Donald Trump accuse les migrants somaliens de ne venir aux États-Unis que pour en profiter et critique leur manque d’intégration.
  • Le président républicain cible également le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, et la députée Ilham Omar, d’origine somalienne.
  • La Somalie et des responsables du Minnesota ont réagi aux déclarations de Trump, dénonçant ses propos et réaffirmant leur engagement envers la communauté somalienne américaine.

Donald Trump a vivement critiqué la communauté somalienne des États-Unis, les accusant de ne pas s’intégrer et de se plaindre constamment. Lors d’une réunion de son cabinet, le président a affirmé qu’il ne souhaitait pas voir cette communauté s’installer durablement sur le territoire américain, estimant qu’ils ne sont « pas des gens qui travaillent ».

« Ils ne font que se plaindre. (…) Ils disent que ce n’est pas le paradis, mais quand ils viennent de l’enfer et ne font que se plaindre, nous ne voulons pas d’eux dans notre pays. Qu’ils retournent d’où ils viennent »,

Donald Trump, président des États-Unis

Ces déclarations interviennent après que Donald Trump a remis en question la gestion de l’immigration dans l’État du Minnesota, où se concentre la plus importante population d’origine somalienne des États-Unis. Il a notamment critiqué le gouverneur Tim Walz, suite à des accusations de fraude impliquant des membres de la communauté somalienne dans le système de services sociaux de l’État.

Le président Trump a également attaqué personnellement la députée Ilham Omar, d’origine somalienne, la qualifiant de « personne incompétente » et la critiquant pour ses prises de position sur la politique américaine. Il a également dénigré la Somalie elle-même, la décrivant comme un pays « qui n’a rien » et où les populations « ne font que s’entre-tuer ».

La Première ministre somalienne, Hamza Abdi Barre, a choisi de ne pas répondre directement aux propos de Donald Trump, estimant qu’il était préférable de ne pas transformer ses déclarations en « problème ». Cependant, le ministre somalien des Affaires étrangères, Ali Omar, a dénoncé un discours « faux » et une « insulte » à la résilience et aux sacrifices du peuple somalien.

Au Minnesota, le gouverneur Tim Walz a remercié le gouvernement fédéral pour son soutien dans l’enquête sur les fraudes, tout en dénonçant les attaques « sans discernement » de Donald Trump contre les migrants. Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a affirmé que son engagement envers les migrants de l’État était « inébranlable » et que la police de la ville ne participerait pas aux opérations de contrôle de l’immigration. Jamal Osman, conseiller municipal d’origine somalienne, a défendu sa communauté, soulignant que la majorité des Somaliens américains sont des citoyens méritant de se sentir en sécurité dans leur propre pays.

L’acteur et comédien Ben Stiller a également pris position sur les réseaux sociaux, dénonçant la diabolisation des migrants et rappelant que les États-Unis ont été « construits sur le dos de personnes venues d’ailleurs ».

Ces critiques interviennent dans un contexte de durcissement de la politique migratoire américaine. Donald Trump a récemment suspendu les demandes de migration – citoyenneté et carte verte (permis de séjour) – pour les citoyens de 19 pays, dont la Somalie, considérés comme des pays du « tiers-monde ». Cette mesure fait suite à une fusillade à Washington, impliquant un ressortissant afghan bénéficiant de l’asile, dans laquelle deux membres de la Garde nationale ont été tués.

Le Minnesota est devenu une cible prioritaire pour les opérations d’immigration de l’administration Trump, avec un déploiement accru d’agents de l’Immigration and Customs Enforcement Service (ICE) dans les villes de Minneapolis et Saint Paul.

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