Le président Donald Trump a relancé mardi soir une rhétorique virulente contre l’immigration, en ciblant particulièrement la députée Ilhan Omar et en exprimant une préférence marquée pour les immigrants venant d’Europe. Son discours, prononcé devant ses partisans en Pennsylvanie, a rapidement viré à l’attaque personnelle et aux propos controversés.
L’ancien président a notamment dénigré la représentante démocrate du Minnesota, d’origine somalienne, en déformant son nom et en se moquant de son hijab, qu’il a qualifié de « turban ». « Elle arrive, elle ne fait que se plaindre. Elle vient d’un pays qui, je veux dire, est considéré comme le pire du monde, n’est-ce pas ? » a-t-il déclaré, avant d’appeler à son expulsion : « Elle devrait partir. Jetez-la dehors. » Des slogans « renvoyez-la » ont alors éclaté dans l’assistance, composée de ses partisans.
Ilhan Omar a réagi sur X (anciennement Twitter), dénonçant une « obsession » de Trump qui témoigne, selon elle, d’un besoin d’aide psychologique. « Comme il n’a aucune politique économique à défendre, il se contente de mensonges sectaires. Il continue d’être une source d’embarras nationale », a-t-elle écrit.
Trump a également évoqué un épisode datant de 2018, où il avait qualifié certains pays d’« endroits de merde » lors d’une réunion à huis clos avec des sénateurs. Bien qu’il ait initialement nié avoir prononcé ces mots, il les a réutilisés mardi, se vantant d’avoir suspendu l’immigration en provenance de « pays du tiers monde », citant l’Afghanistan, Haïti et la Somalie. Un membre du public a alors repris l’expression, ce que Trump a confirmé avec un sourire : « Je n’ai pas dit ‘trou’, c’est vous qui l’avez dit. »
L’ancien président a justifié cette préférence en demandant pourquoi les États-Unis ne pourraient pas accueillir davantage d’immigrants de pays comme la Norvège ou la Suède. « Prenons quelques personnes du Danemark. Cela vous dérangerait-il de nous envoyer quelques personnes ? Envoyez-nous des gens sympas », a-t-il suggéré, avant de revenir à ses critiques acerbes envers les pays qu’il considère comme des sources de problèmes : « Mais nous emmenons toujours des gens de Somalie, des endroits qui sont un désastre, n’est-ce pas ? Sale, sale, dégoûtant, en proie à la criminalité. »
Ce discours, présenté initialement comme une présentation de son programme économique, s’est rapidement transformé en un meeting de campagne marqué par des attaques personnelles et des propos controversés sur l’immigration.
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