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Recherche : le changement climatique pourrait accroître les maladies transmises aux humains

by Sophie Martin

Publié le 12 décembre 2025 à 15:52:00. Une nouvelle étude du Musée d’histoire naturelle de Londres alerte sur le fait que le changement climatique pourrait modifier la propagation des maladies transmises des animaux aux humains, augmentant potentiellement les risques pour la santé publique.

  • Le réchauffement climatique pourrait favoriser la prolifération de vecteurs de maladies comme les tiques, les puces et les moustiques.
  • La modification des habitats naturels rapproche les humains de la faune sauvage, augmentant les chances de transmission de maladies zoonotiques.
  • Certaines maladies, comme la peste, pourraient connaître une recrudescence en raison de l’impact des températures sur les populations de rongeurs et de leurs parasites.

Une étude récente menée par le Musée d’histoire naturelle de Londres a examiné l’influence du changement climatique sur les maladies dites « zoonotiques », c’est-à-dire celles qui se transmettent des animaux aux humains. Les résultats, publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), soulignent un risque accru de propagation de ces maladies dans un contexte de réchauffement global.

Les chercheurs ont analysé des centaines d’études scientifiques pour collecter des données détaillées sur 53 maladies zoonotiques parmi les 816 recensées. Leur travail met en évidence l’impact de facteurs climatiques tels que la température, les précipitations et l’humidité sur la transmission de ces maladies.

L’étude attire particulièrement l’attention sur le risque lié aux maladies véhiculées par des vecteurs comme les tiques et les puces. Le changement climatique peut affecter leur cycle de vie et leur répartition géographique, augmentant ainsi les zones d’exposition pour les humains et les animaux.

Les températures plus élevées pourraient également favoriser la prolifération de populations de rongeurs, qui sont souvent des réservoirs de maladies. La modification des habitats naturels, induite par le réchauffement, peut rapprocher les humains de la faune sauvage, augmentant les contacts et donc le risque de transmission de maladies.

Les infections zoonotiques transmises par les moustiques pourraient également devenir plus fréquentes et plus dangereuses. Les températures plus élevées accélèrent le développement des moustiques et augmentent leur taux de reproduction.

« La peste est causée par une bactérie qui circule parmi les rongeurs et les puces qui s’en nourrissent. La température affecte grandement ce système. »

David Redding, auteur de l’étude

Selon David Redding, l’augmentation des températures peut entraîner une augmentation des populations de rongeurs dans certaines régions et accélérer le développement des puces, augmentant ainsi le risque de transmission de la peste.

Experts : si la faune sauvage n’est pas protégée, les maladies transmises des animaux aux humains augmenteront

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