Publié le 16 décembre 2025 09h30. Une étude américaine révèle qu’arrêter de fumer augmente significativement les chances de succès dans la lutte contre d’autres addictions, offrant une nouvelle perspective dans l’accompagnement des personnes souffrant de troubles liés à l’usage de substances.
- Arrêter de fumer est associé à une augmentation de 30 % des chances de guérison des dépendances non liées au tabac.
- L’étude s’est basée sur l’analyse des données de plus de 2 600 personnes ayant ou ayant eu des troubles liés à l’usage de substances.
- Les chercheurs recommandent d’intégrer systématiquement l’arrêt du tabac dans les programmes de traitement des addictions.
Selon une recherche menée aux États-Unis, se défaire de la dépendance à la nicotine pourrait faciliter la guérison d’autres addictions. Les résultats, publiés dans la revue JAMA Psychiatry, indiquent que les anciens fumeurs ont 30 % plus de chances de se remettre d’une dépendance que les fumeurs actuels ou les personnes n’ayant jamais fumé. Cette étude, basée sur les données de l’étude de cohorte nationale PATH* (Évaluation démographique du tabac et de la santé), a analysé les parcours de 2 652 adultes confrontés à des troubles liés à l’usage de substances.
Les participants ont été classés en trois catégories : ceux qui n’ont jamais fumé (8,5 %), les anciens fumeurs (44,3 %) et les fumeurs actuels (47,2 %). L’étude a révélé que, sur l’ensemble de la période observée, les taux de rétablissement étaient similaires entre ceux qui avaient surmonté une dépendance et ceux qui en étaient encore affectés (48,4 % contre 51,6 %). Cependant, l’abstinence de nicotine s’est avérée un facteur positif significatif dans le processus de guérison.
Les chercheurs soulignent que la consommation de tabac est souvent reléguée au second plan dans les centres de soins spécialisés dans les addictions. Ils plaident donc pour une approche plus intégrée, incluant un accompagnement à l’arrêt du tabac comme élément central des programmes de traitement. Ils estiment que cette prise en charge conjointe pourrait améliorer considérablement les chances de rétablissement des personnes souffrant de troubles liés à l’usage de substances.
Pour plus d’informations sur l’étude, vous pouvez consulter l’article original sur PubMed.
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