Mohammed Ben Sulayem a été reconduit à la présidence de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) pour un second mandat de quatre ans, lors de l’assemblée générale qui s’est tenue à Tachkent, en Ouzbékistan. Cette réélection intervient après un processus contesté, marqué par le retrait de deux candidats.
L’assemblée générale de la FIA a confirmé l’élection de Ben Sulayem à la veille de la cérémonie de remise des prix de fin de saison, où le nouveau champion du monde de Formule 1, Lando Norris, recevra son trophée. Le mandat de Ben Sulayem, qui a succédé à Jean Todt à la fin de 2021, sera donc prolongé jusqu’à la fin de 2028.
Le processus électoral a été assombri par le désistement de deux concurrents potentiels : l’Américain Tim Meyer et la pilote suisse Laura Villiers. Suite à son retrait, Meyer avait déclaré en octobre : « Il y aura un vote formel, mais il ne portera que sur un seul candidat. Ce n’est plus un processus démocratique quand le choix est remplacé par le contrôle. »
Durant son premier mandat, Ben Sulayem a été à l’origine de plusieurs initiatives, notamment celle qui a ouvert la voie à l’introduction d’une 11e écurie en Formule 1 pour 2026. Il avait initialement soutenu la candidature de Michael Andretti, qui a ensuite évolué vers le projet soutenu par General Motors, avec l’équipe Cadillac qui fera ses débuts en 2026.
Son premier mandat a également été marqué par des controverses et des tensions avec la Formule 1 elle-même. Parmi les points de friction, on peut citer la volonté de Ben Sulayem d’interdire les bijoux portés par les pilotes – ce qui avait notamment conduit Lewis Hamilton à se présenter à une conférence de presse à Miami paré de bagues et de colliers – ainsi qu’une interdiction des propos grossiers lors des conférences de presse.
La FIA et la Formule 1 sont toujours en désaccord sur l’arbitrage sportif, qui relève de la compétence de la fédération. Les pilotes de Formule 1 réclament un renforcement du processus de gestion des commissaires de course, mais la FIA n’est pas encore disposée à s’engager à recourir à un groupe permanent de commissaires rémunérés, préférant maintenir le système actuel de bénévoles qui officient chaque week-end.
Dans un communiqué de presse publié à l’occasion de sa réélection, la FIA a souligné que le premier mandat de Ben Sulayem avait permis de transformer une perte de 24,0 millions d’euros en 2021 en un résultat opérationnel robuste de 4,7 millions d’euros en 2024, le meilleur résultat financier de la fédération depuis près de dix ans.
À ne pas manquer
