Publié le 17 décembre 2025 12:07:00. Des études récentes démontrent que notre mode de vie et même notre personnalité peuvent influencer significativement l’âge de notre cerveau et notre espérance de vie, soulignant l’importance d’adopter des habitudes saines et de cultiver un état d’esprit positif.
- Le cerveau des personnes résilientes et adoptant un mode de vie sain peut apparaître en moyenne huit ans plus jeune que leur âge réel.
- La douleur chronique, les difficultés socio-économiques et un faible niveau d’éducation sont associés à un vieillissement cérébral accéléré, mais leurs effets peuvent être atténués par des habitudes de vie saines.
- Un niveau élevé de névrosisme augmente le risque de décès prématuré, tandis qu’une forte conscience (organisation, discipline) le réduit considérablement.
Une étude menée auprès de 128 adultes d’âge moyen et plus âgés, issus de quatre continents, a révélé un lien étroit entre le bien-être psychologique, les habitudes de vie et l’âge biologique du cerveau. Les chercheurs ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique (IRM) et des techniques d’apprentissage automatique pour évaluer l’âge cérébral des participants, en le comparant à leur âge chronologique.
Les résultats indiquent que les individus présentant une grande résilience psychologique et adoptant des habitudes de vie saines affichent un cerveau qui paraît en moyenne huit ans plus jeune que leur âge réel. À l’inverse, des facteurs tels que la douleur chronique, les faibles revenus, un accès limité à l’éducation et les désavantages sociaux sont corrélés à un vieillissement cérébral plus rapide. Cependant, les scientifiques précisent que l’impact négatif de ces conditions tend à s’atténuer avec le temps, tandis que les habitudes de vie saines exercent un effet protecteur durable et plus puissant.
L’étude souligne également l’importance de ne pas fumer et de maintenir un poids santé pour ralentir le processus de vieillissement cérébral. Selon le Dr Kimberly Sibille, professeur agrégé au département de médecine physique et de réadaptation de l’Université de Floride, ces découvertes confirment un message essentiel :
« Les comportements favorables à la santé réduisent non seulement la douleur ou améliorent la fonction physique. Ils renforcent également considérablement la santé mentale et neurologique. »
Kimberly Sibille, professeur agrégé, Université de Floride
Les résultats de cette recherche ont été publiés dans la revue Brain Communications.
Parallèlement, une autre étude, menée par l’Université de Limerick en Irlande, a examiné les données de près de 500 000 personnes, enregistrant plus de 43 000 décès sur une période totale de six millions d’années-personnes. Cette analyse a évalué la relation entre cinq traits de personnalité fondamentaux – névrosisme, extraversion, ouverture d’esprit, agrément et conscience – et le risque de décès.
L’étude révèle qu’un niveau élevé de névrosisme, caractérisé par l’anxiété et l’instabilité émotionnelle, augmente le risque de décès prématuré de 3 %. En revanche, une forte conscience, se traduisant par l’organisation, la discipline et le sens des responsabilités, réduit ce risque de 10 %. L’extraversion, quant à elle, diminue le risque de décès de 3 %, un effet particulièrement marqué aux États-Unis et en Australie. Aucune corrélation significative n’a été observée entre l’ouverture d’esprit, l’agrément et les taux de mortalité.
« Nous constatons que la façon dont nous pensons, ressentons et agissons a un impact non seulement sur notre qualité de vie, mais aussi sur notre longévité », explique le Dr Máire McGeehan, professeur à l’Université de Limerick et directrice de la recherche. Cette étude, réalisée en collaboration avec la Florida State University, la West Virginia University et la Northwestern University, a été publiée dans le Journal of Personality and Social Psychology.
Le Dr Páraic S. Ó Súilleabháin, l’un des auteurs de l’étude, souligne que les traits de personnalité peuvent être un facteur déterminant de la santé et de la longévité, au même titre que les facteurs socio-économiques, et que ces résultats ouvriront la voie à de futures recherches dans ce domaine.
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