Le président Lee Jae-myung a réaffirmé son engagement à étendre progressivement la couverture de l’assurance maladie aux frais de soins infirmiers hospitaliers, une mesure qui pourrait alléger considérablement le fardeau financier pesant sur les patients et leurs familles. Cette promesse, régulièrement renouvelée, soulève toutefois des questions quant à son calendrier de mise en œuvre.
Lors d’un déjeuner-réunion avec l’Association coréenne des seniors le 22, le président Lee a déclaré : « Nous voulons alléger le fardeau des coûts des soins infirmiers sur les personnes âgées en promouvant progressivement l’application de l’assurance maladie pour les coûts des soins infirmiers hospitaliers. » Cette déclaration intervient après que le chef de l’État a évoqué la même approche lors d’une soirée d’hiver le 19.
Actuellement, les patients assument la quasi-totalité des frais de soins infirmiers en milieu hospitalier, des sommes pouvant atteindre plusieurs millions de wons (plusieurs milliers d’euros) par mois. Cette situation met à rude épreuve les finances des familles et soulève des questions cruciales sur l’accès aux soins, bien au-delà de la simple question du bien-être.
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale envisage une réduction du reste à charge des patients, passant de 100 % à 30 %. Le financement supplémentaire nécessaire pour cette réforme est estimé à environ 6 500 milliards de wons (environ 4,3 milliards d’euros). Si ce montant est conséquent, il ne remet pas en cause la nécessité d’une telle politique, selon les estimations.
L’expression « étape par étape », bien que semblant flexible, suscite des interrogations. Sans précisions sur les modalités d’application – quels patients seront concernés en priorité, quels hôpitaux seront inclus, comment le financement sera assuré (par des primes d’assurance ou des fonds publics), et quelles seront les normes de gestion du système – cette promesse risque d’être perçue comme un simple report, plutôt qu’une réelle avancée.
Le président Lee a souligné l’importance de cette question au regard du vieillissement rapide de la population coréenne. Il a déclaré que d’ici 2025, plus de 20 % de la population sera âgée, transformant ainsi les politiques destinées aux seniors en politiques d’intérêt général. Il a insisté sur la nécessité de renforcer les services de base, tels que les soins médicaux et les soins de longue durée, tout en valorisant l’expérience et le savoir des personnes âgées.
« Les politiques en faveur des personnes âgées sont rapidement devenues des politiques pour tous les citoyens », a-t-il affirmé.
À ne pas manquer
