Tegucigalpa, Honduras – L’homme d’affaires conservateur Nasry Asfura a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle hondurienne du 30 novembre, mettant fin à une période d’incertitude marquée par un décompte des voix particulièrement chaotique. Son élection, annoncée mercredi 24 décembre par la Commission électorale nationale (CNE), intervient après trois semaines de tensions et de contestations.
Nasry Asfura, 67 ans, candidat du Parti national (PN) et ancien maire de Tegucigalpa, a obtenu 40,3 % des suffrages, devançant de peu Salvador Nasralla, un présentateur de télévision également de droite, qui a réclamé un recomptage général des voix en raison d’allégations d’irrégularités.
Le scrutin s’est révélé extrêmement serré, nécessitant un examen manuel de près de 15 % des feuilles de pointage – documents comptabilisant des centaines de bulletins de vote – afin de déterminer un vainqueur. Dès la publication des résultats, M. Asfura a réagi sur le réseau social X : « Honduras : Je suis prêt à gouverner. Je ne vous décevrai pas. »
La victoire de M. Asfura, qui bénéficie du soutien de l’ancien président américain Donald Trump, a été saluée par Washington. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a qualifié le résultat d’« clair » et « incontestable », appelant toutes les parties à le respecter. Dans un communiqué publié simultanément à l’annonce de la CNE, M. Rubio a exprimé l’impatience des États-Unis de collaborer avec la nouvelle administration hondurienne pour renforcer la coopération bilatérale et régionale en matière de sécurité, lutter contre l’immigration illégale vers les États-Unis et consolider les liens économiques entre les deux pays.
Nasry Asfura est le fils d’immigrés palestiniens. Son parcours et son programme politique devraient marquer une nouvelle étape dans la vie politique hondurienne.
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