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comment elle se propage, quels sont les symptômes et les mesures pour prévenir la maladie

Publié le 29 décembre 2025 16h33. L'Argentine fait face à une recrudescence inquiétante de l'hantavirus, avec cinq décès confirmés cette année, incitant les autorités sanitaires à renforcer les mesures de prévention et à sensibiliser la population aux premiers…

comment elle se propage, quels sont les symptômes et les mesures pour prévenir la maladie

Publié le 29 décembre 2025 16h33. L’Argentine fait face à une recrudescence inquiétante de l’hantavirus, avec cinq décès confirmés cette année, incitant les autorités sanitaires à renforcer les mesures de prévention et à sensibiliser la population aux premiers symptômes de cette maladie virale potentiellement mortelle.

  • Cinq personnes sont décédées des suites de l’hantavirus en Argentine en 2025.
  • La maladie se transmet par les rongeurs sauvages et peut provoquer de graves problèmes respiratoires.
  • Les autorités sanitaires mettent l’accent sur la prévention et la reconnaissance rapide des symptômes.

L’hantavirus, une zoonose émergente causée par des virus à ARN de la famille des Bunyaviridae, suscite une vive préoccupation en Argentine. Les rongeurs sauvages constituent le principal réservoir naturel du virus, le portant de manière chronique et asymptomatique. Ils excrètent l’agent pathogène par l’urine, la salive et les selles, contaminant ainsi l’environnement.

La répartition géographique des cas révèle une concentration significative dans la région centrale du pays, où 64 % des infections ont été recensées. Le nord-ouest représente 21 % des cas, suivi du sud (11 %) et du nord-est (5 %). Ces données permettent de cibler les efforts de prévention et de surveillance épidémiologique.

La transmission à l’homme se produit principalement par inhalation d’aérosols contaminés par des particules virales présentes dans les excréments secs des rongeurs infectés. Le contact direct des sécrétions avec les muqueuses (conjonctivales, nasales ou buccales), les morsures ou l’ingestion d’aliments et d’eau contaminés sont également des voies de contamination possibles. Bien que plus rare, une transmission interhumaine a été observée dans certains cas, notamment avec le génotype andin du virus.

La maladie se manifeste généralement par une phase initiale non spécifique, durant entre trois et sept jours, et présentant des symptômes similaires à ceux de la grippe : forte fièvre, douleurs musculaires intenses, maux de tête, frissons, nausées et malaise général. Cependant, dès la deuxième semaine, une phase cardio-pulmonaire peut se développer, caractérisée par une toux persistante, une détresse respiratoire progressive et un essoufflement. Dans les cas les plus graves, un œdème pulmonaire et un choc respiratoire peuvent survenir, entraînant une détérioration rapide de l’état de santé.

Certains patients peuvent également présenter des douleurs abdominales, des vomissements ou de la diarrhée, ce qui peut compliquer le diagnostic initial. Les analyses de laboratoire révèlent généralement une diminution du nombre de plaquettes, un indicateur clé de la gravité de la maladie et de la nécessité d’une hospitalisation immédiate.

Les zones à risque sont principalement les habitats des rongeurs, tant en milieu rural qu’en périphérie urbaine. Les activités professionnelles ou de loisirs impliquant l’entrée dans des hangars, des entrepôts ou des maisons restées fermées pendant une longue période, ainsi que les activités dans des habitations infestées, sont particulièrement à risque. Les provinces de Santa Fe, Buenos Aires, Salta et Entre Ríos sont considérées comme des zones endémiques, où les autorités sanitaires recommandent une vigilance accrue.

À l’heure actuelle, il n’existe aucun vaccin pour prévenir l’hantavirus. La prévention repose donc sur des mesures d’hygiène et de contrôle environnemental rigoureuses. Le ministère de la Santé rappelle que la contamination se produit lors de l’exposition à des particules virales en suspension dans l’air, notamment lors du nettoyage des locaux fermés.

Les recommandations clés incluent : aérer les logements fermés pendant au moins une heure avant de les occuper, utiliser des gants en caoutchouc épais pour le nettoyage et la désinfection, humidifier les pièces avant de balayer pour éviter de soulever la poussière, nettoyer les surfaces et les meubles avec des chiffons imbibés d’une solution chlorée, conserver les aliments dans des contenants hermétiques, jeter les déchets dans des poubelles fermées, sceller les trous qui pourraient permettre aux rongeurs d’entrer et éviter l’accumulation d’objets inutiles pouvant servir d’abri.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.