Publié le 2024-10-27 14:35:00. Une récente étude menée en Moldavie démontre que la fertilisation foliaire à base de nanotechnologies peut significativement améliorer le rendement et la qualité des cerises douces, une pratique de plus en plus adoptée par les producteurs.
- L’application d’un engrais nanotechnologique spécifique, Pistachio Mix Plus NPA, a augmenté la production de cerises de 14,9 à 30,1 % entre 2023 et 2024.
- Les fruits traités présentent une taille et un poids supérieurs, avec une proportion plus élevée de cerises de calibre commercial.
- Les applications foliaires doivent être réalisées à des moments précis du cycle de croissance du cerisier pour une efficacité optimale.
La fertilisation foliaire, consistant à apporter des nutriments directement sur les feuilles des plantes, est devenue une pratique courante dans la culture des cerises douces. Cette méthode permet de compléter les apports nutritionnels et d’optimiser la croissance et la qualité des fruits grâce à l’absorption directe des macro et micronutriments.
Une étude approfondie, réalisée entre 2023 et 2024 en Moldavie, s’est concentrée sur l’impact de la fertilisation foliaire basée sur les nanotechnologies sur le cultivar Kordia, une variété de cerise douce greffée sur porte-greffe Gisela 6 et cultivée en verger intensif, avec un espacement de 4 x 1 mètre entre les arbres.
L’engrais utilisé, Pistachio Mix Plus NPA, est une formulation innovante enrichie en micronutriments essentiels : bore (0,3 %), cuivre (0,5 %), fer (2,0 %), manganèse (0,5 %) et zinc (1,0 %). L’étude a consisté en des applications foliaires à une dose de 2,5 litres par hectare, réalisées à des étapes clés du développement du cerisier : au stade de la boule blanc-rose et de l’ouverture des premières fleurs, après la chute des pétales, et au début de la véraison des fruits.
Les résultats sont encourageants. Les arbres traités ont affiché une augmentation de la production de 14,9 à 16,5 % en 2023 et de 23,8 à 30,1 % en 2024, comparativement au groupe témoin. En 2023, les rendements ont atteint 18,11 tonnes par hectare. Malgré des conditions climatiques défavorables en 2024 – fortes pluies et températures élevées pendant la maturation – les rendements sont restés élevés, atteignant 10,82 tonnes par hectare contre seulement 8,32 tonnes par hectare pour les arbres non traités.
Au-delà du rendement, la qualité des fruits a également été améliorée. La taille moyenne des cerises a augmenté, passant de 27,50 mm dans le groupe témoin à 28,75 mm dans les groupes traités. Cette augmentation de taille s’est traduite par un poids plus important des fruits, passant de 9,65 g à 11,25 g pour les arbres les plus performants. De plus, la proportion de fruits d’un diamètre supérieur à 30 mm a augmenté significativement, passant de 43,5 % dans le groupe témoin à 52,1 % – 57,9 % dans les groupes traités.
L’étude souligne une forte corrélation linéaire (R2 > 0,93) entre le diamètre et le poids des fruits, confirmant qu’une augmentation de la taille se traduit directement par une augmentation de la masse. Cette amélioration de la qualité est un atout majeur pour la commercialisation des cerises, les fruits de plus grande taille étant généralement plus prisés sur le marché.
Les chercheurs recommandent donc l’application de ces fertilisations foliaires à des stades phénologiques précis pour maximiser leur efficacité. Cette recherche démontre que l’adoption d’engrais foliaires nanotechnologiques représente une pratique agronomique avancée, capable d’améliorer la nutrition des cerisiers et d’augmenter à la fois le rendement et la qualité des fruits, répondant ainsi aux exigences de la filière horticole et aux attentes des consommateurs.