Édition française
En continu
---Advertisement---

Santé

Un seul entraînement de dix minutes pourrait stopper la progression du cancer de l’intestin

Publié le 2024-02-29. Une simple séance d'exercice physique de dix minutes pourrait suffire à freiner la progression du cancer de l'intestin, selon une étude récente menée par des chercheurs de l'Université de Newcastle. Une activité physique, même brève,…

Un seul entraînement de dix minutes pourrait stopper la progression du cancer de l’intestin

Publié le 2024-02-29. Une simple séance d’exercice physique de dix minutes pourrait suffire à freiner la progression du cancer de l’intestin, selon une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Newcastle.

  • Une activité physique, même brève, induit des changements moléculaires rapides dans le sang.
  • Ces changements semblent influencer directement l’activité de milliers de gènes dans les cellules cancéreuses de l’intestin.
  • L’étude suggère que l’exercice pourrait créer un environnement moins favorable à la croissance tumorale.

Des scientifiques de l’Université de Newcastle ont découvert que l’activité physique régulière protège contre la progression du cancer colorectal. Leur recherche, publiée dans le Journal of Cancer, démontre qu’une courte période d’exercice peut déclencher des modifications significatives au niveau moléculaire dans le sang, avec des répercussions directes sur les cellules cancéreuses.

L’équipe a analysé des échantillons sanguins prélevés auprès de 30 hommes en surpoids ou obèses, mais globalement en bonne santé, avant et après une séance de vélo de 10 à 12 minutes. En exposant des cellules cancéreuses de l’intestin à ces différents échantillons, les chercheurs ont observé une réaction notable : l’exercice intense a augmenté le niveau de 13 protéines dans le sang, dont beaucoup sont associées à une réduction de l’inflammation, à une meilleure fonction vasculaire et à un métabolisme optimisé.

L’analyse génétique a révélé que 1 364 gènes présentaient une activité modifiée après l’exercice. Ces gènes sont impliqués dans des processus clés tels que la production d’énergie, la réparation de l’ADN et la croissance des cellules cancéreuses. Ces résultats corroborent des études antérieures qui suggèrent que l’exercice pourrait être plus efficace qu’un traitement médicamenteux pour améliorer la guérison du cancer de l’intestin.

« L’exercice ne profite pas seulement aux tissus sains, il envoie des signaux puissants à travers la circulation sanguine qui peuvent influencer directement des milliers de gènes dans les cellules cancéreuses. »

Dr Sam Orange, Maître de conférences en physiologie clinique de l’exercice, Université de Newcastle

Le Dr Orange souligne que ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles recherches visant à reproduire ou à amplifier les effets biologiques bénéfiques de l’exercice. À terme, cela pourrait conduire au développement de thérapies innovantes qui imitent la capacité de l’exercice à réparer l’ADN endommagé et à optimiser la production d’énergie cellulaire.

Genevieve Edwards, directrice générale de l’association Bowel Cancer UK, rappelle l’importance d’une activité physique régulière : les personnes les plus actives physiquement présentent un risque plus faible de développer un cancer de l’intestin, ainsi que de nombreux autres types de cancer. L’organisation recommande de viser au moins 150 minutes d’activité physique modérée chaque semaine, comme la marche rapide, le vélo ou la natation.

Le cancer de l’intestin est le quatrième cancer le plus fréquent au Royaume-Uni, avec environ 44 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année. Il peut se développer n’importe où dans le gros intestin, y compris le côlon et le rectum.

Une étude antérieure, menée par l’Université de Ratisbonne en Allemagne et publiée dans la revue BMC Medicine, avait déjà mis en évidence un lien entre les habitudes d’activité physique et le risque de cancer colorectal. L’analyse des données de plus de 86 000 participants a révélé que deux pics d’activité quotidienne, à 8h et à 18h, étaient associés à une réduction du risque de cancer colorectal, indépendamment du niveau d’activité physique globale.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.