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Les symptômes de la ménopause sont fréquents même chez les athlètes d’endurance d’élite

Les sportives d'endurance sont particulièrement touchées par les symptômes de la ménopause, qui peuvent significativement affecter leur entraînement et leurs performances, révèle une étude menée auprès de 187 athlètes. Si l'activité physique est souvent présentée comme un remède…

Les symptômes de la ménopause sont fréquents même chez les athlètes d’endurance d’élite

Les sportives d’endurance sont particulièrement touchées par les symptômes de la ménopause, qui peuvent significativement affecter leur entraînement et leurs performances, révèle une étude menée auprès de 187 athlètes. Si l’activité physique est souvent présentée comme un remède aux désagréments de cette période, les résultats montrent que les effets de la ménopause peuvent constituer un véritable obstacle à la pratique sportive.

L’enquête, publiée le 17 décembre 2025 dans la revue PLOS One, a porté sur des coureuses, cyclistes, nageuses et triathlètes âgées de 40 à 60 ans, toutes pratiquant une activité physique intense – au moins trois séances hebdomadaires de trois heures ou plus. Les participantes ont évalué leurs symptômes à l’aide d’une échelle standardisée, la MRS (Menopause Rating Scale), et ont décrit l’impact de ces symptômes sur leur quotidien sportif.

Les résultats sont sans appel : près de 88 % des femmes interrogées souffrent de troubles du sommeil, et 83 % d’un épuisement physique et mental. D’autres symptômes courants ont été recensés, notamment des problèmes sexuels (74 %), de l’anxiété (72 %), de l’irritabilité (68 %), une humeur dépressive (67 %), une prise de poids (67 %), des bouffées de chaleur (65 %) et des douleurs articulaires et musculaires (63 %).

Certains symptômes se révèlent plus préjudiciables que d’autres. Les douleurs articulaires et musculaires, la prise de poids, les troubles du sommeil et la fatigue sont particulièrement susceptibles d’affecter les performances. En effet, 97 % des athlètes souffrant de douleurs articulaires ou musculo-squelettiques ont constaté un impact négatif sur leur entraînement, et 91 % sur leurs performances.

Globalement, les femmes présentant des symptômes plus sévères signalent des difficultés plus importantes. Un tiers d’entre elles estime que la ménopause a un effet modéré ou fort sur leur entraînement, et un quart sur leurs performances.

« Nous espérons que ce travail attirera l’attention sur une population croissante, mais peu étudiée, qui souhaite obtenir des conseils sur la manière de gérer la transition vers la ménopause tout en continuant à participer au sport et à l’exercice », déclarent les chercheurs.

Les auteurs de l’étude, issus de l’Université Old Dominion aux États-Unis, soulignent que leur recherche, de type transversale, et le manque d’informations démographiques détaillées limitent la généralisation des résultats. Ils précisent toutefois que la prévalence et la gravité des symptômes observés chez les sportives d’endurance sont comparables à celles constatées dans la population générale. Ils insistent sur la nécessité pour les professionnels de santé de prendre en compte les symptômes liés à la ménopause afin de permettre aux femmes de continuer à pratiquer une activité physique.

Cette étude a bénéficié du soutien financier du National Heart, Blood, Lung Institute (sous la subvention NMY K01 HL159348-01) et de l’Université Old Dominion (sous la forme d’un salaire pour NMY). Les contributions spécifiques des auteurs sont détaillées dans la section correspondante de la publication.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.