Publié le 4 janvier 2024 10h00. Un chauffeur Uber est accusé d’avoir contraint un enfant juif et un responsable d’un camp d’été juif à quitter son véhicule en pleine nuit dans le Staffordshire, en Angleterre, suite à une discussion sur le judaïsme et Israël.
- Un chauffeur Uber a forcé deux passagers juifs à descendre de son véhicule dans une zone rurale du Staffordshire.
- L’incident s’est produit tard dans la nuit, après une conversation initiée par le chauffeur sur des sujets religieux et politiques.
- La police enquête et Uber a annoncé une enquête interne, qualifiant le comportement rapporté d’inacceptable.
Les faits se sont déroulés il y a une dizaine de jours et ont été révélés ce week-end. Le chauffeur aurait arrêté sa voiture peu après 3 heures du matin et ordonné aux deux passagers de sortir, les laissant dans une situation potentiellement dangereuse compte tenu de l’heure tardive et de la localisation isolée. Les victimes étaient un directeur d’un camp d’été organisé par Bnei Akiva et un enfant qui y participait, revenant d’un hôpital voisin.
Selon le Jewish Chronicle, le chauffeur avait engagé la conversation sur la religion et Israël pendant le trajet. À un moment donné, il se serait arrêté brusquement et aurait exigé que les deux passagers quittent le véhicule. Les organisateurs du camp d’été ont rapidement réagi en informant les parents de l’incident et en contactant les autorités compétentes.
Dans un message adressé aux parents, ils ont précisé qu’ils collaboraient étroitement avec leur prestataire de sécurité, le Community Security Trust (CST), et la police du Staffordshire afin d’examiner les circonstances de l’incident et de renforcer les mesures de sécurité.
« La sécurité et le bien-être de nos participants restent notre priorité absolue et nous traitons cette question avec le plus grand sérieux. »
Organisateurs du camp d’été
La police du Staffordshire a confirmé avoir ouvert une enquête.
« Nous enquêtons sur un incident impliquant un chauffeur de taxi qui aurait demandé à un homme et à un enfant de quitter son véhicule à la suite d’une conversation sur la religion. »
Police du Staffordshire
Le Community Security Trust a dénoncé cet incident comme étant « honteux », soulignant que l’enfant avait été transporté à l’hôpital et s’est retrouvé abandonné lors de son retour au camp. Le CST a indiqué fournir des conseils de sécurité au camp et rester en contact étroit avec la police. Ils ont également annoncé qu’ils signaleraient l’incident à Uber.
Un porte-parole d’Uber a déclaré au Jewish Chronicle que le comportement décrit était inacceptable et que l’entreprise enquêtait de toute urgence sur l’affaire.
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