Publié le 6 janvier 2026 20h15. Les dirigeants européens et américains se sont engagés à fournir des garanties de sécurité juridiquement contraignantes à l’Ukraine en cas de nouvelle agression russe, mais l’engagement des États-Unis reste moins explicite que celui de l’Europe.
- Les dirigeants européens et américains se sont accordés sur la nécessité de garantir la sécurité future de l’Ukraine, en cas de reprise des hostilités avec la Russie.
- Washington a hésité à s’engager pleinement dans les efforts européens visant à soutenir un cessez-le-feu, malgré les appels de Kiev pour dissuader une nouvelle invasion russe.
- Un « système de garanties » politiquement et juridiquement contraignant sera mis en place après un arrêt des combats, avec une possible création de « centres militaires » en Ukraine pour renforcer ses défenses.
Lors d’un sommet à Paris, regroupant les principales puissances européennes et des représentants américains, un consensus s’est dégagé sur la nécessité d’offrir à l’Ukraine des assurances solides pour son avenir. Cette initiative vise à rassurer Kiev et à dissuader la Russie de relancer le conflit après un éventuel accord de paix. La réunion, qui s’est tenue au Palais de l’Élysée, a vu la participation du président ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les discussions ont porté sur les modalités de ces garanties de sécurité, qui devraient inclure un soutien financier continu à l’armée ukrainienne et le déploiement potentiel de forces armées pour assurer la stabilité. Un communiqué commun a souligné l’engagement en faveur d’un « système de garanties politiquement et juridiquement contraignantes » qui entrerait en vigueur après un cessez-le-feu.
Cependant, les termes de la déclaration finale ont été modifiés par rapport aux versions précédentes. La mention d’un « rôle vital et étroitement coordonné » des États-Unis dans la fourniture de ces garanties a été supprimée. Cette évolution reflète une certaine réserve de Washington à s’engager aussi fermement que l’Europe dans ce processus.
L’administration américaine était représentée par Steve Witkoff, envoyé spécial pour la guerre en Ukraine, et Jared Kushner, le gendre de l’ancien président Donald Trump. La présence de ces deux figures témoigne de l’intérêt de l’administration Trump pour ce dossier, malgré les pressions exercées sur Kiev pour qu’elle accepte des compromis et signe un accord de cessez-le-feu.
Les plans élaborés à Paris prévoient la mise en place d’une commission chargée d’enquêter sur les violations de la trêve et d’attribuer les responsabilités, ainsi que de déterminer les mesures à prendre en conséquence. Les États-Unis pourraient jouer un rôle clé dans la surveillance du cessez-le-feu le long de la ligne de front.
En cas de nouvelle attaque russe, les alliés de l’Ukraine s’engageraient à rétablir la paix, en recourant à des moyens militaires, des renseignements, un soutien logistique, des initiatives diplomatiques et des sanctions supplémentaires. La Grande-Bretagne et la France envisagent également d’établir des « centres militaires » en Ukraine pour renforcer ses défenses.
Le président français Emmanuel Macron s’est déclaré confiant quant à la sincérité et à la fiabilité des engagements américains. Volodymyr Zelensky, de son côté, continue de plaider pour l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, une perspective que Donald Trump a exclue.
Les tentatives précédentes de l’Europe et de Kiev pour obtenir un soutien américain dans les négociations de paix se sont heurtées à l’opposition de la Russie, qui exige toujours que l’Ukraine cède le territoire qu’elle contrôle dans l’est du pays en échange d’un cessez-le-feu.
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