Publié le 7 janvier 2026 17h45. Une équipe de chercheurs californiens a identifié une protéine, nommée FTL1, qui pourrait jouer un rôle clé dans le processus de vieillissement cérébral et la perte de mémoire associée. Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre et potentiellement ralentir le déclin cognitif lié à l’âge.
- La protéine FTL1 est liée au vieillissement de l’hippocampe, une zone du cerveau essentielle pour la mémoire et l’apprentissage.
- Des niveaux élevés de FTL1 sont associés à une diminution des connexions neuronales et à un déclin des fonctions cognitives chez les animaux étudiés.
- La réduction de FTL1 chez les animaux âgés a permis d’améliorer les connexions neuronales et les performances cognitives.
Des scientifiques de l’Université de Californie mènent des recherches sur une protéine qui pourrait expliquer les changements qui surviennent dans le cerveau avec l’âge et l’affaiblissement progressif de la mémoire. L’étude, publiée dans la revue scientifique Nature Aging, a porté sur le comportement de la protéine FTL1 dans des modèles animaux.
Les chercheurs ont observé que des concentrations élevées de FTL1 étaient corrélées à une réduction du nombre de connexions entre les neurones, ce qui se traduisait par une diminution des capacités cognitives. Des tests ont révélé que de jeunes souris auxquelles on avait administré des doses supplémentaires de cette protéine ont commencé à présenter des signes précoces de vieillissement cérébral.
À l’inverse, chez les animaux plus âgés, la diminution des niveaux de FTL1 a entraîné une amélioration des connexions neuronales et une restauration partielle des fonctions cognitives. Les chercheurs ont également constaté que la stimulation du métabolisme cellulaire pouvait atténuer les effets négatifs de la protéine, suggérant ainsi une piste thérapeutique potentielle.
Il est important de souligner que ces résultats sont préliminaires et que la recherche en est encore à un stade expérimental. Aucune étude n’a encore été menée sur des humains. Les scientifiques insistent sur le fait que toute application clinique nécessitera des recherches supplémentaires pour confirmer la sécurité et l’efficacité de cette approche.
« Cette découverte ne représente pas un traitement immédiat, mais elle contribue à une meilleure compréhension des mécanismes complexes du vieillissement cérébral », expliquent les experts. Elle pourrait, à terme, ouvrir la voie à des stratégies visant à préserver la mémoire et la santé cognitive.
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